Le déploiement a été effectué bien que l'armée sénégalaise ait expliquée aux autorités gambiennes que le bombardement était une erreur. Les Sénégalais ont affirmé que leurs pilotes de combat n'ont pas réalisé qu'alors qu'ils poursuivaient des rebelles présumés, ils étaient entrés sur le territoire gambien, ont indiqué à IRIN des responsables à Banjul.
Des sources humanitaires ont souligné que les combats ont connu une accalmie mercredi, après quatre jours de fusillades intenses entre l'armée sénégalaise et les militants indépendantistes du Mouvement des forces démocratiques (MFDC). Les rebelles luttent pour l'indépendance de la région de Casamance, qui est virtuellement séparée du reste du pays par la Gambie.
A l'issue d'une attaque meurtrière il y a une semaine contre une délégation de sympathisants du parti au pouvoir en campagne électorale en Casamance, l'armée sénégalaise a lancé une offensive majeure contre les rebelles. Au moins huit personnes ont été tuées, a informé le gouvernement.
Par ailleurs, des informations des médias au Sénégal ont fait état de l'interpellation lundi par les forces de l'ordre à Diouloulou, à 85 km au nord-est de la capitale provinciale, Ziguinchor, de 33 rebelles présumés.
Au moins 1 500 réfugiés ont fui en Gambie pour échapper aux hostilités, ont annoncé lundi des responsables de la Croix-Rouge. La plupart d'entre eux sont des femmes et des enfants, ont ajouté ces responsables.
Depuis que le mouvement indépendantiste MFDC a lancé sa campagne armée en 1982, plusieurs accords de paix ont été signés avec les autorités du Sénégal, mais aucun n'a été pleinement respecté.
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