Le porte-parole du groupe, Jean-Marie Ngendahayo, a indiqué vendredi en début de journée que l'Afrique du Sud avait accepté de fournir des documents de voyage aux délégués. "Mais cela signifie que nous n'avons qu'une journée pour négocier avec la délégation du gouvernement," a-t-il déploré. "Nous sommes soulagés qu'ils arrivent enfin à Pretoria. Toutefois, nous ne savons pas si les discussions entre les délégués des FDD et du gouvernement auront toujours lieu ou bien si nous rencontrerons seulement les émissaires du Conseil de sécurité de l'ONU qui doivent arriver à Pretoria en fin de semaine," a fait savoir M. Ngendahayo.
Les responsables des FDD auraient d’ arriver à Pretoria lundi dernier pour y rencontrer une délégation du gouvernement burundais afin de discuter des modalités d'une trêve dans les hostilités. Les négociations auraient dû s'achever le 30 avril, mais les plans initialement prévus ont d’ être révisés lorsque les délégués n'ont pu récupérer leurs documents de voyage détenus par les autorités tanzaniennes.
Cette réunion avait été décidé lors d'une précédente rencontre organisée en février dernier entre la délégation des FDD et celle du gouvernement. Seuls deux des délégués des FDD étaient parvenus lundi à Pretoria, mais la délégation du gouvernement a refusé de les voir sous prétexte qu'elle attendait huit délégués des FDD.
Un analyste contacté vendredi par IRIN a émis des doutes quant au succès de négociations "d'une journée" entre les FDD et le gouvernement, indiquant que "si cette rÉunion a toutefois lieu", il y a peu de chances qu'elle donne des résultats.
Par ailleurs, M. Ngendahayo a indiqué à IRIN que le groupe n'avait pas reçu de projet d'un accord de cessez-le-feu rédigé par les experts de l'ONU et de la Force de défense nationale sud-africaine.
"Il est absolument incroyable que dans l'invitation formulée le 4 avril, il était indiqué que nous recevrions une copie de ce projet de trêve avant la réunion. Chose curieuse, nous n'avons rien reçu de la sorte. Nous avons interrogé les représentants de l'ONU et les Sud-africains à propos de ce document mais nous n'avons pas obtenu de réponse très claire," a expliqué M. Ngendahayo.
En dépit de la mise en place en novembre 2001 d'un gouvernement de transition au Burundi, les rebelles ont intensifié leurs attaques dans plusieurs parties du pays, entraînant le déplacement de milliers de personnes. Les efforts mis en oeuvre pour organiser des pourparlers entre les groupes rebelles armés et le gouvernement en vue de conclure un cessez-le-feu n'ont abouti à rien.
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