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Le gouvernement et les rebelles accusés de freiner les progrès du DIC

Les délégués des partis d'opposition au dialogue intercongolais à Sun City, en Afrique du Sud, ont demandé en fin de semaine que le président de la RDC, Joseph Kabila, et les dirigeants des deux principaux mouvements rebelles du pays assistent aux pourparlers actuels.

Un communiqué paru le 6 avril, et signé par 14 (sur un total de 19) partis d'opposition, a attribué à l'absence de ces dirigeants et en particulier, l'absence du président Kabila, le manque de progrès accomplis par les deux principaux comités du dialogue, le comité politique et juridique, et le comité de défense. Le communiqué a accusé le gouvernement de bloquer délibérément les négociations, qui prennent officiellement fin le 12 avril.

Les mouvements armés d'opposition ont annoncé que l'arrivée de leurs chefs, Adolphe Onusumba, du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma) et Jean Pierre Bemba, du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), à Sun City était imminente. Le ministre de l'Information de la RDC, Kikaya Bin Karubi, a répondu en indiquant que la présence de M. Kabila n'était pas essentielle pour les négociations, « même s'il apparaît pour la clôture ».

Des sources proches du bureau du facilitateur ont rapporté que les négociations au sein du comité politique s'étaient bien déroulées à la fin de la semaine dernière, le gouvernement ayant accepté, pour la première fois, de discuter l'institution de la présidence, tout en réitérant que le poste ne sera pas vacant avant les élections.

Vendredi, la délégation de la société civile a publié un communiqué proposant que M. Kabila demeure président, et qu'un premier ministre soit choisi des mouvements rebelles, avec d'autres ministres issus de l'opposition. Cette proposition semble marquer une brèche dans l'alliance entre le groupe de la société civile, et les groupes armés et l'opposition non armée. Dans les déclarations publiques faites depuis vendredi, le RCD-Goma, le MLC, et l'opposition non armée ont continué d'insister qu'un président de transition doit être approuvé pendant le dialogue.

Immédiatement après la publication du communiqué de la société civile, des membres dissidents du groupe ont accusé leurs collègues d'accepter des pots de vin. Le porte-parole de la société civile, Anatole Matusila, a répondu que c'était « l'argument habituel des perdants ».

D'autre part, le président sud africain, Thabo Mbeki, était attendu à Sun City lundi, dans le contexte des efforts tendant à sortir les négociations de l'impasse. « L'Afrique du Sud, en sa qualité d'hôte des négociations de la RDC, a intérêt à assurer que les peuples congolais se retrouvent l'un l'autre et repoussent les frontières de la guerre », a indiqué l'AFP, qui reprenait les propos dimanche du porte-parole de la présidence, Bheki Khumalo.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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