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Les ex-rebelles du Parti du Front révolutionnaire uni (RUFP) ont lancé un appel à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’invitant à intervenir dans les prochaines élections en Sierra Leone à l’issue d’une déclaration de la commission électorale nationale (NEC) stipulant que le dirigeant du RUF, Foday Sankoh, était inéligible à la candidature présidentielle, a rapporté ce jeudi Sierra Leone Web.
La semaine dernière, la Commission électorale nationale de la Sierra a interdit à M.
Sankoh d’entrer en lice aux élections du 14 mai car il n’était pas inscrit sur la liste électorale. En vertu de la loi électorale nationale, ceci le rend inéligible.
Le président du RUFP par intérim, Mike Lamin, qui se trouvait jeudi dans la capitale sénégalaise, Dakar, pour rencontrer le président sénégalais et président en exercice de la CEDEAO, Abdoulaye Wade, a blâmé le gouvernement sierra léonais pour la situation actuelle.
"Pendant deux ans M. Sankoh et d’autres détenus du RUF ont été [gardés] au secret sans chef d’accusation », a rapporté SLW, qui cite M.
Lamin. "Cela (les) a empêchés de s’inscrire ».
M. Sankoh est en prison pour inculpation d’homicide en rapport avec un incident survenu devant sa résidence dans la capitale, Freetown, en mai 2000, qui a fait une vingtaine de morts. Il a été détenu peu après l’incident et n’a été vu en public que lors de sa première comparution devant le tribunal le 4 mars.
Après la disqualification de M. Sankoh, le RUFP n’a pas été en mesure de désigner un candidat présidentiel alternatif en dépit d’une prorogation de 24 heures par la NEC du délai de présentation du dossier de candidature.
Le délai a expiré mercredi à 16 h TU. Le secrétaire général du RUFP, Pallo Bangura, a indiqué à des journalistes mercredi qu’en raison de « problèmes d’ordre logistique », le parti n’a pu se décider sur un autre candidat et ne participera pas aux élections présidentielles, mais qu’il prendra part aux élections législatives.
Avant le dernier délai de mercredi, un RUFP divisé avait décidé de nommer MM. Bangura et Peter Vandi comme ses candidats à la présidence et à la vice-présidence, a rapporté SLW en citant des sources.
Cependant, le porte-parole du parti, Gibril Massaquoi, se serait opposé aux candidatures, apparemment soumises par le chef intérimaire du RUFP, Issa Sesay et par d’autres membres, et il aurait déclaré que la base du parti n’appuierait que M. Sankoh comme son candidat présidentiel.
La transformation du RUF en parti politique constituait l’une des principales dispositions de l’Accord de paix de Lomé afin de lui permettre de « participer équitablement au processus électoral. Cela n’a pas encore été fait », a rapporté SKW, en reprenant les propos de M.
Lamin ce jeudi. M. Lamin a ajouté que la CEDEAO, en sa qualité de garant moral de l’accord de paix, était obligée de faire le suivi.
La CEDEAO était le garant de l’Accord de paix de Lomé, signé en 1999 dans la capitale togolaise par Foday Sankoh et par le président sierra léonais, Ahmad Tejan Kabbah.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions