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Querelles au sujet des retraits militaires

L'appel lancé par le Conseil de sécurité de l'ONU aux forces gouvernementales et rebelles pour qu'elles se retirent de plusieurs positions en République démocratique du Congo (RDC) étant resté sans réponse, la situation de jeudi restait tout aussi problématique.

Après avoir de nouveau confirmé le retrait des troupes du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma) de la ville de Moliro, dans la province de Katanga, le Représentant spécial du secrétaire-général de l'ONU, Amos Namanga Ngongi, a indiqué que la mission de l'ONU en RDC (MONUC) attendait toujours une confirmation du retrait de la ville de Pweto, à environ 200 kilomètres à l'ouest de Moliro. Lors d'une conférence de presse organisée à l'issue d'un entretien avec le chef de file du RCD-Goma, Adolphe Onusumba Yemba, dans la ville congolaise orientale d'Imbi (diffusé vendredi sur les ondes de la radio RTNC à Goma), M. Ngongi a déclaré: "Nous avons déjà du retard. Toutes les positions auraient déjà dû être libérées. Je suis toutefois heureux qu'il y ait eu au moins un commencement. J'espère que nous finirons par satisfaire les demandes du Conseil de sécurité et de la commission politique."

Le 19 mars, le Conseil a adopté la résolution 1399, qui exige le retrait des forces du RCD de Pweto, des forces du gouvernement de Kayaya et Yayama, et la démilitarisation de Kisangani. Le Conseil "a appelé les parties à résoudre le statut de toutes les nouvelles positions défensives restantes de manière définitive", et il a appelé au calme afin de faciliter les retraits.

Le 25 mars, la Commission politique pour la mise en application de l'accord de cessez-le-feu de Lusaka en RDC a exhorté toutes les parties à "se conformer strictement" à la résolution 1399 "et par conséquent à se retirer de la position qu'ils occupent en violation des modalités d'application du plan de désengagement".

"Le gouvernement devrait se retirer de Kayaya et Yayama dans les cinq jours et le Rassemblement congolais pour la démocratie devrait aussi quitter Moliro et Pweto dans les cinq jours," a ajouté la Commission politique. Elle a exhorté les parties "à appliquer totalement le plan de désengagement et à accélérer la démilitarisation de Kisangani avant le 6 avril 2002 au plus tard." Elle a aussi demandé que la MONUC soumette un rapport complet au président de la Commission sur l'application de ces décisions d'ici une quinzaine de jours.

Pour sa part, M. Onusumba a indiqué que Moliro était une position "très stratégique" pour son mouvement et a allégué que le gouvernement se servait de la ville pour approvisionner les Forces pour la défense de la démocratie (un des deux principaux groupes rebelles hutus combattant le gouvernement et l'armée du Burundi) et les Interahamwe (des miliciens hutus rwandais exilés) qui opéreraient dans cette région.

"Le gouvernement [de Kinshasa] continue de menacer d'abandonner le dialogue [intercongolais] sous prétexte que nous n'avons pas encore enlevé nos troupes de Pweto," a-t-il déclaré. "Cependant, deux positions reconnues appartenir au RCD sont toujours occupées par les forces du gouvernement. Nous exigeons que la même communauté internationale, par le biais du Conseil de sécurité et du Représentant spécial de l'ONU, dise au gouvernement de se retirer de ces positions avant de nous demander de quitter Pweto."

Toutefois, M. Onusumba a réitéré son engagement en faveur de la réouverture de la navigation commerciale sur le fleuve Congo entre Kisangani et Kinshasa. "Nous sommes certains que le trafic reprendra dans très peu de temps et que la population aura accès aux produits de première nécessité," a-t-il dit.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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