Le président de la Commission électorale nationale, Walter Nicol, a annoncé la décision jeudi, ont rapporté les organes d'information.
"Il ne s'est pas inscrit auprès de la commission et son nom ne figure pas sur notre registre provisoire des électeurs. Ceci le disqualifie », a affirmé M. Nicol jeudi, d'après Sierra Leone Web, un service d'information en ligne basé aux Etats-Unis.
En vertu du code électoral de la Sierra Leone, une personne qui ne peut élire ne peut se porter candidate aux élections.
M. Sankoh devrait aussi se présenter en personne pour soumettre son dossier de candidature à la Commission électorale mardi, la Journée des candidatures, a souligné M. Nicol. Pourtant, il semble peu probable qu'il puisse le faire puisque M. Sankoh est en prison, dans l'attente d'un procès pour homicide. L'accusation d'homicide est en rapport avec un incident, le 8 mai 2000, au cours duquel une manifestation pacifique devant son domicile à Freetown a tourné à la violence, aboutissant à la mort d'au moins vingt personnes.
Le RUF, qui a reçu l'autorisation mercredi de la commission électorale de participer aux élections, avait choisi M. Sankoh comme son candidat présidentiel, mais il va devoir reconsidérer ce choix. Peu après l'annonce faite par M. Nicol, le secrétaire général du parti, Pallo Bangura, a déclaré à Radio France International (RFI) que M. Sankoh demeure le « dirigeant du parti et son futur candidat présidentiel ».
Le parti prendra une décision mardi , à l'occasion de sa première convention, sur « le prochain pas à faire ».
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