1. Accueil
  2. West Africa
  3. Senegal

Les bancs de pêche en déclin

Les prises de poisson sur la côte ouest-africaine ont fortement décliné et certaines espèces ont complètement disparu, a rapporté vendredi le Programme des Nations Unies pour
l’environnement (PNUE). Le déclin, a ajouté le PNUE, est lié à la pêche excessive effectuée par les flottes étrangères.

En Mauritanie, a rapporté le PNUE, les prises de pieuvres ont chuté d’au moins 50 pour cent pendant les quatre dernières années tandis que la population locale employée dans la pêche traditionnelle de la pieuvre a baissé de 5 000, en 1996, à 1 800 en 2002.

“Une étude préliminaire de la Mauritanie, oú des bateaux de l’Union européenne, du Japon et de la Chine ont accès aux bancs de poissons, a découvert que des espèces comme le poisson-scie ont diparu”, a indiqué le PNUE. Au moins 251 vaisseaux industriels étrangers, de type usine, opèrent en Mauritanie.


Le rapport du PNUE intitulé: "Des pêches bien administrées sont vitales pour un développement favorable à l’environnement dans les parties pauvres du globe: Des études de la Mauritanie, de l’Argentine et du Sénégal montrent les écueils et les solutions possibles en vue d’un équilibre entre le commerce et les soucis écologiques”, devait être discutée vendredi à l’occasion de la réunion d’une centaine d’experts vendredi à Genève.

Les experts devaient également discuter des “liens entre le commerce et les subventions d’exploitation, ainsi que de leurs impacts social et écologique”, a indiqué le PNUE.

Les conclusions sur la Mauritanie, a-t-il ajouté, de même que d’autres études sur le Sénégal et l’Argentine, montrent que des gardes-fous stricts doivent être mis en place avant d’augmenter les activités de pêche ou d’inviter des flottes étrangères.


"Les études de pays, y compris de la Mauritanie, ont non seulement jeté un éclairage important sur les dégâts qui peuvent être occasionnés par une libéralisation non réglementée du commerce, mais montrent aussi ce qu’il y a lieu de faire pour que le commerce du poisson contribue au développement et préserve les écosystems marins”, a affirmé Hussein Abaza, chef de la branche économique et commerciale du PNUE.

[Le rapport est disponible à l’adresse [http://www.unep.ch/etu/etp/events/upcming/15March_fisheries.htm.]



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join