Sur 500 personnes interrogées, 63 pour cent considèrent le gouvernement central caduc depuis la reprise du dialogue le 25 février, indiquent les résultats de l'enquête publiés mercredi par le Bureau d'études, de recherches et de conseil international (BERCI). Toutefois, seulement 26 pour cent pensent que M. Kabila a perdu son poste de président.
Au total, 65 pour cent des personnes interrogées estiment que les participants au dialogue devraient faire partie d'un parlement de transition, a rapporté le BERCI. Par ailleurs, 71 pour cent seraient en faveur d'un accord de partage de pouvoir entre M. Kabila et Jean-Pierre Bemba, le dirigeant du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), groupe de l'opposition armée soutenu par l'Ouganda.
Un peu moins de personnes - 66 pour cent - accepteraient un partage de pouvoir entre M. Kabila et Adolphe Onusumba, le chef de file du mouvement rebelle du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD).
Les espoirs suscités par le dialogue sont énormes, avec 78 pour cent de personnes estimant que les principaux problèmes politiques du pays pourraient se résoudre par la négociation dans les deux ou trois mois à venir, alors que seulement 10 pour cent pensent qu'un recours à la violence présenterait un véritable risque.
Une source du BERCI a indiqué à IRIN que certains résultats non publiés du sondage montraient également un soutien grandissant pour Etienne Tshisekedi, le président du principal parti de l'opposition non armée, l'Union pour la démocratie et le progrès social (UPDS), qui s'est déclaré candidat à la présidence de la RDC.
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