"Au vu des différentes résolutions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations Unies en matière de culture de la citoyenneté, de culture de la paix, de la démocratie et de la bonne gouvernance, on est amené à penser qu'il s'agit là d'une priorité parmi les priorités," a déclaré lundi dans un communiqué la mission de l'ONU en RCA, connue sous son acronyme français, BONUCA.
La campagne débutera dans la capitale Bangui, avec un séminaire de quatre jours pour les militaires centrafricains qui abordera des sujets tels que la nature républicaine et apolitique de l'armée, la primauté du pouvoir politique sur le pouvoir militaire, le rôle des forces armées dans la restauration de la paix et de la confiance, les normes humanitaires internationales et le respect des droits de l'homme, la paix comme condition préalable aux investissements étrangers et à un développement humain durable.
Samedi 16 mars, une conférence se tiendra sur le thème de "La tolérance et la relance de la vie sociale à Bangui", en association avec le Centre de documentation, d'information et de formation pour le développement. Dimanche 24 mars débuteront "Les journées régionales d'information pour la sensibilisation sur la culture de la paix, la consolidation des acquis démocratiques et de l'unité nationale", prévues de se dérouler à Sibut, Bambari et Bouar, avec la coopération du ministère des relations parlementaires.
"Les Centrafricains veulent la paix... Il est devenu impératif de mettre en place une stratégie nationale et un plan d'action en matière de culture civique et de culture de la paix", précise le communiqué de l'ONU. Il ajoute qu'une campagne similaire sera lancée au cours de la seconde moitié de l'année.
A la suite de trois mutineries de l'armée en 1996 et de la signature d'un accord de paix - les accords de Bangui - l'année suivante, une mission de maintien de la paix de l'ONU, connue sous son acronyme français, MINURCA, a été déployée en RCA en avril 1998. La mission s'étant achevée en février 2000, elle a été remplacée par la BONUCA, sans que cela empêche une nouvelle tentative de coup d'Etat en mai 2001, fomentée par l'ancien chef d'Etat, le général André Kolingba.
Le général François Bozize, ancien chef d'Etat major des forces armées centrafricaines, a été plus tard impliqué dans le putsch avorté. Suite à des affrontements avec les forces du gouvernement, il s'est enfui avec ses partisans dans le pays voisin, le Tchad. Des affrontements ultérieurs ont eu lieu le long de la frontière. Malgré l'amnistie qui lui a été offerte à lui et à ses partisans, M. Bozize est toujours en exil; le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) estime que 20 000 civils et 1000 soldats sont aujourd'hui en exil dans les pays voisins.
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