démocratique du Congo (RDC) un premier contingent de 400 troupes pour
commencer à désarmer les forces combattant aux côtés du gouvernement de
Kinshasa, a déclaré mercredi à IRIN un porte-parole pour la mission de
maintien de la paix de l'ONU en RDC (MONUC). La MONUC déploiera au total 2
000 troupes supplémentaires dans cette région.
Le premier contingent, envoyé par l'Uruguay, doit arriver le 20 février dans
la ville de Kindu, à l'est, afin de faciliter le désarmement volontaire, le
rapatriement et la réintégration des milices dans la région du Rwanda, du
Burundi et de l'Ouganda, selon les termes de l'accord de paix de Lusaka
signé en 1999.
Parmi les groupes de combattants les plus actifs dans la région, figurent
l'Armée de libération du Rwanda (AliR) - englobant l'Interahamwe extrémiste
hutue, les membres des anciennes Forces armées rwandaises (ex-FAR) et des
recrues plus récentes - et la milice tribale congolaise, les Mayi-Mayi, qui
n'ont pas signé l'accord de Lusaka.
Pour mettre en application le processus de désarmement, la MONUC utilisera
une station de radio, Radio Okapi, qui commencera à transmettre le 25
février et qui conduira des pourparlers directs avec les chefs de milice
pour essayer d'encourager les groupes à déposer leurs armes de leur plein
gré. " Nous devons les convaincre ... Tout ce qu'ils savent faire, c'est
tuer des gens, utiliser des armes. Nous devons en priorité convaincre les
chefs de ces groupes qu'il existe pour eux d'autres possibilités en dehors
de la lutte armée, qu'ils peuvent rejoindre la vie civile, " a déclaré
Hamadoun Touré, porte-parole de la MONUC, à IRIN.
Il a confirmé que chaque individu qui acceptera de rendre ses armes recevra
une petite somme d'argent, suffisante pour créer une petite affaire.
Interrogé par IRIN, un analyste des questions de la région, de l'organisme
International Crisis Group, François Grignon, a salué les efforts de la
MONUC tout en soulignant leur manque de réalisme. Selon lui, on ne peut pas
espérer que ces hommes adopteront une bonne conduite du jour au lendemain et
accepteront de déposer leurs armes.
M. Grignon a ajouté, néanmoins, que dans le cas des milices rwandaises, 2000
hommes étaient rentrés dans leur pays en juillet. " Kigali a indiqué que les
membres de l'AliR pouvaient rentrer chez eux en toute sécurité mais ce
message n'a peut-être pas été entendu dans les Kivu, à l'est de la RDC, où
sont cantonnés les membres de l'AliR. La MONUC pourrait transmettre ce
message, les informer de la possibilité de rentrer au Rwanda en sécurité et
leur expliquer ce qui les attendra à leur retour. " a-t-il suggéré, ajoutant
que le gouvernement congolais devait cesser d'alimenter la guerre avec des
armes et des munitions.
Il a noté par ailleurs que la MONUC a un mandat limité mais que le
désarmement est une bonne initiative. " Je ne dis pas que c'est suffisant
mais c'est un pas positif. "
" A propos du reste du contingent à déployer, soit 1 600 hommes, on ne sait
pas encore d'où ils viendront ni quand ils arriveront ", a confirmé une
source de la MONUC.
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