accord de presser pour la création d'un traité d'extradition bilatéral, un
mécanisme qui permettrait de traiter la question des dissidents qui menacent
la sécurité de l'un ou l'autre des deux pays.
Le ministre ougandais, Amama Mbabazi et son homologue rwandais, le colonel
Emmanuel Habyarimana, ont convenu en fin de semaine que ce traité
d'extradition se conformerait aux pratiques internationales les meilleures.
" Les ministres ont convenu de demander à leurs ministres respectifs de la
justice et des affaires étrangères de renforcer leurs efforts pour
l'élaboration d'un traité d'extradition entre les deux pays qui se
conformerait aux pratiques internationales les meilleures, " a indiqué un
communiqué publié à l'issue de la rencontre qui s'est tenue dimanche dans la
capitale rwandaise, Kigali, sous l'égide du gouvernement britannique.
Selon le texte, les ministres ont jugé satisfaisants les progrès effectués
sur les accords conclus lors des précédentes rencontres de Kabale et de
Londres. Ils ont également salué le travail accompli par la Commission mixte
de recherche et de vérification (JVIC) créée en novembre dernier pour la
mise en application de différents volets de l'accord.
Les deux ministres et leurs délégations réunis en sommet ce week-end, ont
fait le point des progrès effectués depuis leur précédente rencontre le 29
octobre 2001 à Kabale et celle des présidents ougandais et rwandais,
respectivement Yoweri Museveni et Paul Kagamé, le 6 novembre 2001 à Londres.
Au menu de la réunion, figurait également la préparation de la rencontre
prévue le 14 février entre MM. Museveni et Kagamé avec la Secrétaire d'Etat
britannique pour le développement international.
Les deux ministres ont souligné notamment les progrès accomplis pour aboutir
à une transparence et à une confiance mutuelle sur la question des groupes
dissidents dans leur pays, et ont chargé la JVIC de poursuivre et de
renforcer ses efforts à cet égard.
Ils ont reconfirmé leur engagement à ne jamais laisser utiliser leurs
territoires respectifs par des dissidents qui chercheraient à déstabiliser
le pays de l'autre partie. Ils se sont par ailleurs engagés à poursuivre
l'objectif de réinstallation des dissidents dans des pays tiers avec
l'assistance du Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.
Les deux ministres ont par ailleurs annoncé que 15 visites de recherche et
de vérification avaient été effectuées jusqu'à présent : sept en Ouganda,
sept au Rwanda et une en République démocratique du Congo, selon le
communiqué.
Il a été convenu que le Royaume-Uni garde un rôle de coordination en ce qui
concerne la présence d'une tierce partie durant ces visites. Parallèlement,
des conseillers en matière de défense ayant rejoint des tierces parties lors
de visites précédentes dans le cadre d'autres missions, pourraient être
appelés à diriger la délégation d'une tierce partie à l'occasion de
prochaines visites. Un nouvel examen des mécanismes de vérification et
d'inspection est prévu dans trois mois.
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