Les incidents se sont produits après une dispute entre un Yorouba et un Haoussa, qui a conduit au décès de l'une des parties, ont précisé des habitants de Mushin, la zone affectée. Des affrontements entre des bandes armées de bouteilles, d'épées et des massues se sont poursuivis toute la nuit de samedi, se sont calmés dimanche, puis ont repris dans la matinée de lundi.
"Des unités de policiers et de soldats lourdement armés ont patrouillé la zone dimanche mais, dès qu ; ekke se sont retirées de la zone, les hostilités ont repris de plus belle », a expliqué à IRIN un habitant de la zone.
Beaucoup de morts et de blessés ont été transportés au University Teaching Hospital de Lagos. « J'ai compté que 20 corps au total ont été amenés à l'hôpital et plus de 40 blessés », a indiqué à IRIN Toyin Banjo, un employé de l'hôpital.
Les affrontements se sont produits juste une semaine après des explosions dans un dépôt de munitions, qui ont secoué cette ville de 12 millions d'habitants, faisant plus d'un millier de morts et plus de 15 000 sans abris.
Le sud-ouest du Nigéria, qui englobe Lagos, est une région peuplée de Yorouba, l'une des trois principales ethnies du pays (les autres sont la Haoussa-Fulani et l'Igbo). Durant les trois années écoulées, la région a été maintes fois le théâtre d'affrontements entre les habitants locaux et l'ethnie de langue Haoussa, qui se sont soldés par des centaines de morts. Ces hostilités, survenues après le retour du régime civil en 1999, sont considérées comme le cycle le plus grave de violence communautaire au Nigéria depuis la guerre civile de 1967-1970.
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