continent, a fait savoir qu'elle avait demandé au Conseil de sécurité de
l'ONU de redéployer une force d'interposition pour aider à consolider la paix dans la République centrafricaine (RCA).
Cette requête a été formulée à l'issue d'une réunion extraordinaire de l'OUA
de deux jours qui s'est achevée mercredi en Libye. L'OUA a déclaré que le
coup d'Etat avorté de mai 2001 justifiait les craintes et préoccupations
exprimées l'année précédente par le président du Comité permanent
consultatif de l'ONU sur les questions de sécurité en Afrique centrale à
propos du retrait de la Mission de l'ONU en RCA (MINURCA).
Le Bureau de l'ONU pour la consolidation de la paix en RCA, BONUCA a
remplacé la mission d'interposition en février 2000. Malgré le retour au
calme observé actuellement en RCA, a ajouté l'OUA, la situation est restée
précaire. Les crises successives ont entraîné une aggravation des divisions
en RCA, a indiqué l'organisation, estimant qu'un véritable dialogue est
nécessaire entre tous les acteurs.
L'OUA a également lancé un appel à la communauté internationale pour qu'elle
apporte une aide substantielle à la RCA plongée dans une grave crise
économique. " Il est manifeste que la situation en RCA ne pourra se
stabiliser définitivement que lorsque l'économie se stabilisera et les
conditions de vie de la population s'amélioreront, " a ajouté l'OUA.
L'organisation faisait allusion à la situation sociopolitique "
particulièrement difficile " en RCA marquée depuis des années par
d'importants arriérés de salaires dans la fonction publique.
La MINURCA s'est déployée en RCA en avril 1998, à la suite de trois
mutineries militaires en 1996 et d'un accord de paix - les Accords de
Bangui - signé l'année suivante. A l'expiration du mandat de la mission, le
général André Kolingba - ayant été deux fois chef d'Etat en RCA - a lancé
une tentative de coup d'Etat en mai 2001 qui s'est soldée par un échec.
Le général François Bozizé, l'ancien chef d'état-major des forces armées de
la RCA, a été ultérieurement accusé d'avoir participé à la tentative de coup d'Etat et, à l'issue d'un affrontement avec les forces armées, a pris la fuite avec ses militants vers le Tchad voisin. De nouveaux heurts se sont produits le long de la frontière. Malgré la promesse d'amnestie faite par le gouvernement, M. Bozizé et ses militants ne sont pas encore revenus en RCA.
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