Des sources ont indiqué à IRIN que la protestation était « un mouvement de mécontentement » entamé par quelques sous-officiers qui ne comprennent pas la nouvelle ventilation des salaires. Il est néanmoins difficile de dire jusqu'à quel point le mouvement a été suivi.
Dans un discours télévisé mardi, le ministre de l'Intérieur, Emile Boga Doudou, a invité les manifestants à regagner leurs casernes et à cesser tout acte qui risque de perturber l'ordre. Une fois le calme rétabli, le gouvernement rencontrera des représentants des protestataires afin de clarifier la situation, a-t-il assuré.
Or, en dépit de son appel et d'un communiqué similaire émanant des autorités policières, les coups de feu attribués aux manifestants pouvaient être entendus jusqu'à 6 h du matin mercredi.
A l'origine du problème, une nouvelle grille des salaires entrée en vigueur ce mois-ci. Une « minorité bruyante » de sous-officiers, comme les a décrits le ministère, est mécontente du fait que les nouveaux salaires ne reflètent pas ce que, d'après eux, le gouvernement avait promis. Ils se plaignent également du fait que leurs émoluments sont inférieurs à ceux des NCO des autres forces de l'ordre telles que la gendarmerie et l'armée.
La question devait être clarifiée durant une réunion d'information lundi entre M. Boga Doudou et la police, mais la rencontre n'a pas eu lieu.
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