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L'ancien président s'apprête à rentrer dans son pays

L'ancien président du Burundi, Jean-Baptiste Bagaza, s'apprête à rentrer
dans son pays. M. Bagaza, chef du Parti pour la réconciliation du peuple
(Parena), a déclaré mercredi à IRIN que son retour dépendait des "
conditions de sécurité ". Il a indiqué qu'il tenait en priorité à " empêcher
toute tentative d'assassinat sur moi-même ou d'autres membres du parti
revenus d'exil ".

" Nous continuons de négocier avec le gouvernement la question de la
sécurité. Il y a un problème ici dont les Burundais ne veulent pas parler.
Nous voulons que notre sécurité soit assurée par l'armée burundaise mais le
gouvernement veut nous donner des Sud-Africains. Nous serons forcés
d'accepter si nous tenons à rentrer chez nous, " a commenté M. Bagaza.

M. Bagaza entend négocier la participation de son parti dans le gouvernement
transitoire et dans toutes les institutions. Son parti négocie actuellement
sa participation dans le gouvernement, y compris l'Assemblée nationale et le
Sénat, a-t-il dit.

Le Parena a signé l'accord de paix d'Arusha en août 2000 mais n'a pas
paraphé d'engagement visant à respecter la mise en application de l'accord
de paix. C'est la raison pour laquelle le parti n'est pas représenté dans le
gouvernement actuel et ne siège pas au Comité de surveillance de la mise en
application de l'accord (CSA).

Faisant allusion à la participation de son parti dans le gouvernement
transitoire, M. Bagaza a déclaré : " Le gouvernement transitoire n'a pas été
négocié à Arusha mais à Johannesburg entre MM. Buyoya et Minani du Frodebu
[Front pour la démocratie au Burundi]. C'est avec eux que je négocierai pour
entrer dans le gouvernement transitoire, " a-t-il affirmé, ajoutant que
l'essentiel était d'avoir signé l'accord de paix.

M. Bagaza s'est emparé du pouvoir en novembre 1996 à l'issue d'un coup
d'Etat opéré sans effusion de sang. Des élections législatives ont eu lieu
en octobre 1982 et en août 1984 avec Bagaza comme unique candidat. Il fut
élu chef de l'Etat. Cependant, en septembre 1987, au cours d'une visite à
l'étranger, Bagaza a été renversé par un putsch militaire dirigé par le
major Pierre Buyoya.

M. Buyoya est revenu au pouvoir en juillet 1996 et l'année suivante [1997], la majorité des membres du bureau national du Parena ont été arrêtés. Bagaza, le chef du parti, a été assigné à domicile puis remis en liberté en février 1998 par un tribunal militaire.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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