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Report des discussions entre les rebelles et le gouvernement

Le report des discussions prévues fin janvier entre les mouvements rebelles
et le gouvernement transitoire du Burundi à Pretoria en Afrique du Sud, a
été annoncé mercredi, selon les organes d'information.

Cette décision a été prise après que les rebelles eurent réclamé au
médiateur des pourparlers, le vice-président sud-africain Jacob Zuma, un
délai supplémentaire pour préparer cette rencontre, a rapporté l'agence de
presse sud-africaine SAPA.

La porte-parole de M. Zuma, Zanele Mngadi, a déclaré que les mouvements
rebelles des Forces pour la défense de la démocratie (FDD) et des Forces
nationales de libération (FNL) avaient écrit à M. Zuma pour demander le
report de la réunion qui devait se tenir du 30 janvier au 2 février.

" Nous espérons que la rencontre aura lieu avant la fin février, mais nous
devons d'abord consulter toutes les parties concernées avant de fixer une
date, " selon M. Mngadi.

Un porte-parole du Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces
pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), Jean-Marie Ngendahayo, a
déclaré jeudi à IRIN qu'en ce qui concernait le groupe, " nous avions écrit une lettre à M. Zuma en décembre, lui disant que nous ne serions pas prêts pour une rencontre avant février ".

" Hormis le fait que nous n'avons pas fini de nous organiser sur le plan
politique, nous avons réalisé que nous ne serions pas prêts car nous sommes
en discussion avec le FNL, " a-t-il expliqué. " Nous essayons de trouver un
thème commun et nos discussions ont avancé sans heurt. Nous communiquerons,
dans les prochains jours, les dates auxquelles nous pourrions tenir cette
réunion en février. "

M. Ngendahayo a indiqué que le CNDD-FDD " souhaite participer ", ajoutant
qu'ensemble avec le FNL, leur principale priorité est la restauration de la paix au Burundi. " Je ne peux pas, pour l'heure, discuter de nos conditions ou de nos attentes, " a-t-il ajouté.

Les précédents tentatives de négociations entre les rebelles et le
gouvernement se sont toutes soldées par des échecs, soit parce que les
rebelles ont refusé de participer aux diverses rencontres, soit parce qu'ils
sont exigé des pourparlers directs avec le gouvernement facilités par le
président gabonais Omar Bongo. Les pourparlers sont destinés à aboutir à un cessez-le-feu.

Un gouvernement transitoire a été mis en place le 1er novembre. Le tutsi
Pierre Buyoya, a été nommé président pour les 18 premiers mois. Un Hutu lui
succèdera pour diriger la seconde période de 18 mois. Cependant, les
rebelles armés ont poursuivi leurs attaques dans plusieurs parties du
Burundi et depuis quelques mois, autour de la capitale Bujumbura.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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