1. Accueil
  2. West Africa
  3. Nigeria

Retour à la vie normale alors que les syndicats mettent fin à la grève

Le Nigéria est retourné à la vie normale ce vendredi après que les syndicats du travail aient interrompu une grève qui a paralysé pendant deux jours la plupart des grandes villes du pays.

Le Congrès du travail du Nigéria [Nigeria Labour Congress (NLC)], qui regroupe les 29 plus grands syndicats du travail du pays, a annoncé jeudi en fin de journée, qu’il suspendait la grève contre la hausse des prix du carburant, conformément à la décision d’un tribunal qui a déclaré l’action illégale.

"Le comité central, à l’issue de consultations avec la direction du Congrès, avec ses alliés de la société civile et avec des avoués, a décidé de se conformer à la directive du tribunal”, a indiqué dans une déclaration John Odah, secrétaire général du NLC.

Cependant, le président du NLC, Adams Oshiomhole, arrêté jeudi pour la deuxième fois en deux jours, était toujours en détention vendredi matin. Des responsables du gouvernement dans la capitale Abuja ont indiqué qu’il allait être inculpé d’outrage à la Cour. "Il a induit en erreur les travailleurs en continuant une grève qu’un tribunal avait décrété illégale, et il sera inculpé pour outrage”, a indiqué à IRIN un haut responsable du ministère de la justice

Le président Olusegun Obasanjo a souligné qu’une deuxième augmentation des prix du carburant depuis que son administration est entrée en fonction en 1999 était une étape nécessaire en vue de la libéralisation de la distribution du carburant et pour mettre fin à l’histoire des pénuries du pays, en dépit du fait que celui-ci soit le sixième exportateur mondial de pétrole brut.

Les détracteurs de la décision l’accuse d’adopter sans discernement la politique de réformes prescrite par le Fonds monétaire international, par la Banque mondiale et par les gouvernements créanciers. Les conséquences, plaident-ils, incluent l’aggravation de l’inflation et l’approfondissement de la pauvreté affectant un nombre chaque fois plus élevé de Nigérians.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join