Le Congrès du travail du Nigéria [Nigeria Labour Congress (NLC)], qui regroupe les 29 plus grands syndicats du travail du pays, a annoncé jeudi en fin de journée, qu’il suspendait la grève contre la hausse des prix du carburant, conformément à la décision d’un tribunal qui a déclaré l’action illégale.
"Le comité central, à l’issue de consultations avec la direction du Congrès, avec ses alliés de la société civile et avec des avoués, a décidé de se conformer à la directive du tribunal”, a indiqué dans une déclaration John Odah, secrétaire général du NLC.
Cependant, le président du NLC, Adams Oshiomhole, arrêté jeudi pour la deuxième fois en deux jours, était toujours en détention vendredi matin. Des responsables du gouvernement dans la capitale Abuja ont indiqué qu’il allait être inculpé d’outrage à la Cour. "Il a induit en erreur les travailleurs en continuant une grève qu’un tribunal avait décrété illégale, et il sera inculpé pour outrage”, a indiqué à IRIN un haut responsable du ministère de la justice
Le président Olusegun Obasanjo a souligné qu’une deuxième augmentation des prix du carburant depuis que son administration est entrée en fonction en 1999 était une étape nécessaire en vue de la libéralisation de la distribution du carburant et pour mettre fin à l’histoire des pénuries du pays, en dépit du fait que celui-ci soit le sixième exportateur mondial de pétrole brut.
Les détracteurs de la décision l’accuse d’adopter sans discernement la politique de réformes prescrite par le Fonds monétaire international, par la Banque mondiale et par les gouvernements créanciers. Les conséquences, plaident-ils, incluent l’aggravation de l’inflation et l’approfondissement de la pauvreté affectant un nombre chaque fois plus élevé de Nigérians.
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