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Les ONG retournent dans un comté de l'ouest éprouvé

Les agences humanitaires sont retournées dans le comté de Gbarpolu, dans l'ouest du Liberia, après avoir été forcées de se retirer il y a une semaine à la suite de combats acharnés entre des rebelles présumés et des soldats de l'armée régulière.

Des travailleurs humanitaires ont indiqué ce jeudi à IRIN que la situation est retournée à la normale tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des camps des personnes déplacées à l'intérieur, qu'elles avaient vidés.

"Nous sommes de retour à Bopolu et à Gemana", a confirmé à IRIN Jane Gibreel, directeur de programme du Fonds Save the Children (SCF). "Notre équipe d'évaluation est allée à Bopolu en fin de semaine et a rapporté que tout était revenu à la normale, ce qui fait que notre personnel y est retourné mardi ». Une équipe d'évaluation de SCF effectuera une visite dans le camp de Gemana mercredi pour une estimation des besoins, a-t-elle ajouté.

L'équipe du SCF a signalé l'arrivée de 1 887 nouvelles personnes dans le camp de Bopolu, qui viennent surtout de Belle Fassama et de ses alentours, à 100 km plus au nord. « C'est un ajout significatif qui va donner lieu à des besoins substantiels en terme d'abri et de nourriture », a noté Mme Gibreel. "Nous sommes bien rassurés concernant la sécurité dans la région maintenant », a-t-elle ajouté.

Le camp de Bopolu des déplacés a une population de 2 000 personnes. Le camp de déplacés de Gemana a enregistré 130 nouveaux venus, ce qui selon Mme Gibreel, est juste "un petit groupe normal". Le camp de Gemana héberge 7 000 personnes.

Le personnel de la Fédération luthérienne mondiale (LWF-anglais) est aussi retourné à Bopolu mardi. D'autres employés devaient retourner jeudi, a annoncé à IRIN Moses Vankpanah, assistant à la planification agricole à la LWF. "Nous sommes occupés à construire des abris pour les déplacés nouvellement arrivés », a-t-il expliqué. "Nous allons aussi continuer les programmes agricoles ».

Les hostilités ont éclaté vers le milieu de la semaine dernière entre des dissidents soupçonnés d'appartenir aux Libériens unis pour la réconciliation et la démocratie (LURD-anglais) et les soldats de l'armée régulière. Le LURD se bat depuis 1998 au nord-ouest du Liberia pour renverser le gouvernement. Il a intensifié ses attaques depuis septembre, a rapporté la BBC. La majorité des combats était concentrée dans la comté de Lofa, situé au nord de Gbarpolu.

Une équipe en route pour une campagne de vaccination contre la polio à Bopolu a été forcée de renoncer à son voyage après avoir croisé des civils qui fuyaient les combats intenses à Belle Fassama, avait indiqué à IRIN des travailleurs humanitaires la semaine dernière. Un véhicule de location du ministère de la Santé dans lequel l'équipe de vaccination voyageait a été réquisitionné. A l'issue de ces incidents, la LWF, le SCF, World Vision et la Croix-Rouge locale avaient décidé de se retirer et de retourner à Monrovia.

Le président Charles Taylor du Liberia aurait déclaré devant un rassemblement religieux jeudi dernier à Monrovia que des « centaines » de personnes ont été tuées durant les deux jours d'attaques rebelles dans les localités de Belle Fassama et de Belle Baloma, adjacentes au comté de Lofa.

Le ministre de la Défense, Daniel Chea a indiqué aux journalistes en fin de semaine que les dissidents avaient surtout tué des femmes et des enfants, et qu'ils avaient brûlé plusieurs villages, mais il a refusé de fournir des chiffres. Il a précisé qu'ils ont utilisé des « anciens sentiers dans la jungle, contournant la position de la Division de la Marine des forces armées du liberia à Fassama, pour perpétrer le massacre".


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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