Il commentait sa rencontre de mardi avec le président zimbabwéen, Robert Mugabe. M. Ngongi a indiqué que s'il en juge par récents entretiens avec les parties impliquées dans le processus de paix, « une nouvelle tendance, plus favorable au dialogue plutôt qu'aux batailles armées » est entrain de se développer. Il a ajouté que durant sa visite au Rwanda il y a deux semaines, le gouvernement a « réitéré sa volonté de participer à la réalisation de la résolution 1376 ». La résolution invite à l'établissement d'un mécanisme conjoint de coordination du désarmement, de la démobilisation, du rapatriement, de la réinstallation et de la réinsertion (communément connu comme le « DDRRR ») des ex-combattants. Il a ajouté que c'est le travail de la MONUC de « rapprocher les différentes perspectives pour que l'objectif du désarmement, de la démobilisation, du rapatriement, de la réinstallation et de la réinsertion des combattants dans la vie civile dans leur pays puisse être réalisé ».
En ce qui concerne l'identification récente de 1 805 anciens combattants hutus rwandais à Kamina par la mission de l'ONU de maintien de la paix en RDC (connue grâce à son sigle en français MONUC), M. Ngongi a informé qu'il avait discuté de cette question avec les autorités rwandaises durant leur récente réunion. Il a proposé que le gouvernement rwandais « envoie un petit groupe de personnes » rencontrer celles se trouvant Kamina. La tâche de la délégation gouvernementale consistera à convaincre les personnes à Kamina qu'elles peuvent retourner volontairement chez elles sans avoir de problèmes de sécurité. Ensuite, le gouvernement recevra au Rwanda une délégation du groupe de Kamina pour discuter des conditions de leur retour. Il sera aussi permis au groupe de Kamina de vérifier si ses besoins de sécurité peuvent être garantis.
Au sujet du démarrage de la troisième phase de la MONUC, M. Ngongi a indiqué qu'une mission a été dépêchée mercredi à Kisangani, une ville du nord-est, pour voir si la sécurité des civils serait garantie une fois qu'elle a été démilitarisée. « Nous devons faire beaucoup de vérification préalable, voir les sites qui seront occupés et les endroits où des forces supplémentaires de la MONUC vont être déployées. Il y a beaucoup de travail à accomplir à court terme", a-t-il affirmé.
En réponse à une question relative à l'addendum du rapport de la commission de l'ONU, publié récemment, sur l'exploitation illégale des ressources de la RDC, il a noté que les ressources naturelles du pays ne servaient pas à ses citoyens. Il a précisé que le Conseil de sécurité de l'ONU allait débattre du rapport en décembre.
Des journalistes ont soulevé la question du paiement des salaires des fonctionnaires dans les régions sous le contrôle des rebelles. Il a été fait état dernièrement qu'une portion de ces fonds avait été confisquée par le Mouvement pour la libération du Congo, un mouvement armé de l'opposition appuyé par l'Ouganda. M. Ngongi a clarifié que le rôle de la MONUC à cet égard était de nature purement logistique - à savoir d'aider au transport - et que les détails techniques concernant la livraison et la distribution de ces fonds est l'affaire du gouvernement et du MLC. M. Ngongi a exprimé le vœu d'éviter des malentendus dans le futur sur la question du transport par la MONUC des salaires des fonctionnaires dans les zones contrôlées par le MLC, basé à Gbadolite, dans la province de l'Equateur, au nord-ouest.
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