"Nous espérons qu'à la fin de janvier, nous serons en mesure de convaincre les donateurs de procurer des fonds suffisants pour la tenue du dialogue", a-t-il indiqué.
M. Masire, ex-président du Botswana, a présenté aux nations donatrices une estimation de coût de 4 millions de dollars pour le prochain dialogue qui aura lieu en Afrique du Sud. Ce montant englobe les coûts de fonctionnement des deux bureaux de l'équipe de facilitation et des réunions préliminaires aux négociations de paix.
L'équipe de facilitation a souligné qu'elle disposait d'environ 1 million de dollars pour la tenue du dialogue, ce qui est bien peu pour une réunion prévue pour six semaines, surtout si les 350 délégués attendus sont logés dans des hôtels de quatre et cinq étoiles dans le centre de conférences proposé par le gouvernement sud-africain.
"En ce qui concerne les objections relatives au logement, les Sud-africains n'ont pas encore montré les structures disponibles", a informé M. Masire. "Notre équipe là-bas visitera les lieux alternatifs, plus d'un, ou le dialogue pourra être organisé".
Alors que M. Masire a signalé qu'aucune date n'est encore fixée pour le dialogue, des diplomates à Kinshasa ont souligné mercredi que le dialogue est provisoirement fixé pour la quatrième semaine de janvier. Ils sont tous convenus néanmoins que la détermination de la date sera tributaire des financements adéquats et de la résolution des problèmes en suspens pour ce qui a trait à la représentation dans les assises. Parmi eux, la résolution de la question de la possibilité que les milices maï-maï congolaises soient représentées.
Interrogé sur son sentiment concernant une réunion proposée pour le 10 décembre à Abuja, au Nigeria, entre le président de la RDC Joseph Kabila, et Jean-Pierre Bemba, chef du mouvement armé d'opposition, appuyé par l'Ouganda, le Mouvement pour la libération du Congo (MLC), et Adolphe Onusumba, du Rassemblement congolais pour la
démocratie (RCD-Goma) épaulé par le Rwanda, M. Masire a déclaré: "Si deux, trois ou quatre parties au dialogue veulent se rencontrer pour travailler ensemble sur le dialogue, je n'y vois pas d'inconvénient".
Mercredi, Louis Michel, le ministre des Affaires étrangères de la Belgique, actuellement à la présidence de l'Union européenne, a exprimé un fort appui à la rencontre d'Abuja et a précisé qu'il était "illusoire de penser que le dialogue est possible sans un rapprochement entre les belligérants". S'exprimant à Kinshasa, M. Michel a aussi indiqué que l'opposition non armée et la société civile en RDC "seront certainement marginalisés durant les négociations, sauf si elles forment une plate-forme commune".
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