1. Accueil
  2. West Africa
  3. Sierra Leone

La MINUSIL atteint son effectif total

L'arrivée du dernier contingent de Casques bleus de l'ONU en Sierra Leone, il y a une semaine, a porté l'effectif de la Mission des Nations Unies en Sierra Leone (MINUSIL) à son plafond autorisé de 17 500 soldats, a annoncé lundi à IRIN un responsable auprès l'ONU.

Les Casques bleus népalais, qui constituent un bataillon fort de 800 hommes, sont arrivés dans la capitale, Freetown, et doivent se déployer dans le district de Moyamba dans le sud de la Sierra Leone. "Les 800 soldats iront dans des régions clé de Moyamba incluant des centres de réception du DDR et des structures de la MINUSIL", a poursuivi le fonctionnaire de l'ONU.

Le chef de la force de la MINUSIL, le général Daniel Opande a salué les troupes dimanche en indiquant que les Casques bleus avaient été étendues « à la limite » pendant qu'elles supervisaient le désarmement des combattants, a rapporté AP. La Sierra Leone entre maintenant dans la dernière phase du programme de désarmement, mais des problèmes d'ordre logistique à l'est du pays risquent de l'étendre au-delà de la date butoir du 30 novembre et jusqu'à décembre, ont souligné des sources à Freetown.

"Dans certaines parties de Kenema et de Kailahun (les deux derniers districts à désarmer), il existe des problèmes d'ordre logistique. Certaines routes ont été anéanties et nous devront sans doute recourir à un transport aérien des combattants venant des régions inaccessibles", a déclaré mardi à IRIN Francis Kai-Kai, qui dirige le Comité national pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion (NCDDR). "Nous discutons actuellement avec la MINUSIL de la meilleure manière d'aborder les difficultés », a ajouté M. Kaikai. Kailahun, un ancien fief rebelle dans le district diamantifère, a été occupé par le Front révolutionnaire uni (RUF) tout au long des dix années de guerre civile.

Un total de 35 457 combattants, parmi lesquels 3,834 enfants, ont désarmé depuis le 1er janvier, a indiqué la MINUSIL lundi. Le désarmement, prévu par l'accord de paix de Lomé, avait été temporairement interrompu en mai 2000, après la reprise des hostilités entre le RUF et le gouvernement. Un accord de cessez-le-feu a été signé en novembre 2000 à Abuja, la capitale nigériane.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join