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L'arrestation d'un deuxième prêtre rendue publique

La détention d'un deuxième prêtre catholique en République centrafricaine (RCA), sur ordre d'une commission judiciaire enquêtant sur le coup de force avorté de mai, a été rendue publique par l'AFP mardi.

"Le Père Julien Koyenguia du diocèse de Berberati a été arrêté le 2 septembre et emmené de nuit sous escorte militaire pour être enfermé à la gendarmerie », a informé l'AFP, citant une source auprès de l'église catholique qui a requis l'anonymat. Koyenguia a été "accusé de prêcher la violence et la haine tribale dans ses sermons et d'héberger certains des auteurs du putsch du 28 mai", a ajouté la source.

Koyenguia est un Yakoma, l'ethnie du commanditaire du putsch, l'ancien président de la RCA, André Kolingba.

Koyenguia fait partie de nombreuses personnes présumément arrêtées. Au début d'octobre, la commission avait indiqué que 70 personnes allaient être jugées, tandis que 628 autres le seront par contumace, notamment M. Kolingba. Elles sont recherchées pour menace à la sécurité de l'Etat, meurtre et tentative de meurtre, désertion, destruction de biens publics et privés et vol.

Radio France Internationale (RFI) avait rapporté samedi l'arrestation du révérend Tolino Falagoista, directeur de Radio Notre Dame à Bangui et correspondant de l'agence de presse catholique basée à Rome (MISNA). Il a été interpellé en raison d'une histoire qu'il aurait écrite en juin concernant des exécutions massives de Yakomas et de l'existence de trois fosses communes à Bangui.

"Un prêtre doit dire la vérité et non des mensonges », a déclaré à la commission Ange-Félix Patassé, président de la RCA, cité par l'AFP.

Lorsque Falagoista fut convoqué par les autorités de l'époque, il avait démenti avoir écrit ou approuvé l'histoire. Une source a indiqué à RFI que les autorités avaient demandé à Falagoista d'envoyer au gouvernement et à MISNA un démenti par écrit sur l'histoire qui lui est attribuée, mais que trois mois plus tard, ils ne l'avaient toujours pas reçu. Il a donc été convoqué à une nouvelle audience.

La tentative de putsch et les dix jours de combats qui s'ensuivirent s'étaient soldés par 59 morts, selon un bilan officiel, bien que des témoins fassent état de pertes bien plus élevées. Les forces loyales à M. Patassé avaient réussi à mater l'offensive, avec l'appui de la Libye et du Mouvement pour la libération du Congo, le mouvement de résistance armé de l'homme d'affaires Jean-Pierre Bemba, au nord-ouest de la RDC.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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