1. Accueil
  2. Africa
  3. DRC

La délégation du gouvernement abandonne les négociations de paix

Le dialogue intercongolais a été suspendu dimanche à Addis Abeba, en Ethiopie, jusqu'à une date ultérieure, à la suite d'une rupture de communication entre les organisateurs et le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC).

La délégation du gouvernement a quitté Addis Abeba vendredi, à la grande surprise du facilitateur Ketumile Masire. « Je ne sais pas pourquoi ils sont partis. Nous étions supposés les rencontrer pour des consultations avant une séance plénière dimanche », a-t-il déclaré aux journalistes.

Le chef d'un parti de l'opposition, Joseph Olenghankoy, a accusé les délégués gouvernementaux d'avoir fui
«secrètement dans la nuit». Un communiqué conjoint publié samedi et signé à Addis Abeba par dix des quatorze partis de l'opposition congolaise a tenu le gouvernement pour « entièrement responsable » du blocage éventuel des pourparlers. Les mouvements rebelles ont proféré la même accusation.

Dans son communiqué final depuis Addis Abeba, M. Masire a indiqué samedi qu'il avait fait de son mieux depuis la rencontre préliminaire au dialogue à Gaborone, au Botswana, en vue d'appliquer les décisions qui ont été prises durant cette réunion. « A mi-chemin des préparatifs, j'ai informé toutes les parties des difficultés rencontrées et je les avais toutes consultées sur les décisions à prendre », a-t-il rappelé.

Près de dix jours avant le dialogue, il avait annoncé qu'il n'y avait assez d'argent que pour inviter initialement 80 délégués à Addis Abeba, au lieu des 330 envisagés auparavant. « Il m'avait semblé que toutes les composantes (parties aux pourparlers) avaient accepté le principe de tenir une réunion restreinte à Addis Abeba le 15 octobre comme prévu », a-t-il indiqué.

Seulement, les assises d'Addis Abeba n'ont jamais débuté car le gouvernement insistait que le dialogue ne pouvait commencer que lorsque les 330 personnes seront présentes. Le ministre des Affaires étrangères de la RDC, Léonard She Okintundu avait indiqué auparavant que le gouvernement avait tenté de savoir si la réunion initiale des 80 délégués serait le dialogue officiel ou juste une réunion technique, et n'avait pas obtenu de réponse claire.

M. Masire a ajourné la séance samedi jusqu'à la prochaine réunion en Afrique du Sud, sans date définie. Les membres de son équipe ont déclaré qu'ils espèrent qu'elle pourra avoir lieu dans six semaines ou plus tôt.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join