réconciliation et la paix ont débuté lundi comme prévu à Addis Abeba, en
Ethiopie, mais en l'absence du président de la République démocratique du
Congo, Joseph Kabila.
Selon l'AFP, M. Kabila a décidé de ne pas assister à l'inauguration
officielle des discussions estimant que ces dernières seraient seulement
d'ordre technique pour résoudre certaines questions en suspens, comme
l'inclusion des milices Mayi-Mayi et du mouvement de l'opposition armée
soutenu par le Rwanda, le RCD-ML (Mouvement de libération). Toutefois, on a pu noter la présence du ministre congolais des affaires étrangères, Leonard She Okitundu.
Les négociations se sont ouvertes également en l'absence de Jean-Pierre
Bemba, le chef de file du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), appuyé par l'Ouganda. Quant au Rassemblement congolais pour la démocratie, soutenu
par les Rwandais, une délégation de 15 de ses membres est arrivée à
l'aéroport d'Addis Abeba moins d'une demi-heure avant le début de la
cérémonie d'ouverture. Il n'est pas certain que le président du RCD-Goma,
Adolphe Onusumba, faisait partie de la délégation.
La semaine dernière, le facilitateur du dialogue et ancien président du
Botswana, Ketumile Masire, a annoncé que la première semaine du dialogue
rassemblerait quelque 80 représentants du gouvernement de la RDC, de
l'opposition armée et non armée et des organisations de la société civile,
pour examiner les questions de procédure. Ils seront rejoints par le reste des délégués lundi prochain. Au total, quelque 330 délégués venus de toute la RDC participeront ensuite au dialogue.
L'absence de fonds adéquats apparaît comme le premier obstacle au lancement
des négociations proprement dites. "Nous espérons que la communauté internationale fournira d'autres fonds sous peu. Sinon, nous devrons interrompre les débats dès que nos ressources seront épuisées," a indiqué M. Masire la semaine dernière.
Une partie importante des contributions initiales versées pour le dialogue a été utilisée au cours des 20 mois conduisant aux négociations, a-t-il ajouté.
Afin de répondre aux besoins pressants de fonds, le secrétaire général de
l'Organisation de l'unité africaine (OUA), Amara Essy, a annoncé dimanche que l'OUA apporterait un soutien supplémentaire de 200 000 dollars, en plus des contributions déjà accordées.
D'autre part, on continue de spéculer sur le fait que les vrais pourparlers
n'auront lieu qu'après leur transfert à Cape Town, où le gouvernement
sud-africain aurait offert de prendre à sa charge 50 pour cent du coût de la
réunion.
Le dialogue intercongolais est un élément clé de l'accord de paix de Lusaka signé en juillet 1999. Toutes les principales parties au conflit initié en 1998 par des rebelles de l'est de la RDC ont ratifié cet accord, mais son
application a été freinée par des violations de cessez-le-feu. Les forces du gouvernement de la RDC soutenues par l'Angola, la Namibie et le Zimbabwe combattent les groupes de l'opposition armée appuyés par le Rwanda et l'Ouganda depuis août 1998.
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