L'ex-président sud-africain, Nelson Mandela, médiateur pour la paix au Burundi, a présidé la réunion qui rassemblait les présidents Omar Bongo du Gabon, Joseph Kabila de la République démocratique du Congo, Yoweri Museveni de l'Ouganda, Benjamain Mkapa de Tanzanie et Pierre Buyoya du Burundi.
L'Afrique du Sud était représentée par son vice-président, Jacob Zuma. Parmi les autres pays présents, le Ghana, le Malawi et le Rwanda, qui ont tous envoyé des ministres. Les représentants de deux groupes défavorables au gouvernement , le Front national de libération (FNL) et les Forces pour la défense de la démocratie (FDD), participent aux pourparlers pour la première fois. Les deux partis ne sont pas signataires de l'accord de paix d'Arusha. Les discussions ont été axées sur les étapes pratiques requises pour l'installation d'un gouvernement de transition avec un partage du pouvoir au Burundi dès le 1er novembre. Le gouvernement de transition doit être formé en vertu d'un accord signé en août 2000 à Arusha, en Tanzanie.
Des officiels ont signalé que le problème immédiat à résoudre a trait à la protection des dirigeants politiques exilés qui doivent retourner au Burundi pour assumer leurs fonctions au sein du gouvernement de transition. Une force de sécurité réduite serait requise à cet effet. Les soldats constituant cette force viendront probablement du Ghana, du Nigeria, du Sénégal et de l'Afrique du Sud. Ces quatre pays ont d'ailleurs offert de fournir du personnel pour la force de maintien de la paix de l'ONU au Burundi. Les ministres de la défense de trois de ces quatre pays se sont rencontrés mercredi à Pretoria pour se pencher sur les besoins de maintien de la paix au Burundi.
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