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Publication du rapport qui marque la fin de l'enquête sur la tentative de coup d'Etat

La commission d'enquête officielle établie pour enquêter sur le putsch avorté du 28 mai dernier à Bangui, en République Centrafricaine (RCA), a soumis un rapport préliminaire aux autorités, après avoir interrogé 250 personnes et arrêté plus d'une centaine d'entre elles. Dans un entretien accordé jeudi à Radio France Internationale (RFI), le président de la commission, Joseph Bindoumi, a averti que les ressortissants centrafricains impliqués qui avaient fui en RDC voisine et en République du Congo (RC), "seraient jugés [par contumace] sans les moyens nécessaires mis à leur disposition pour se défendre, ce qui ne sera pas dans leur intérêt." Lorsque RFI a observé que beaucoup de gens avaient fui de peur de représailles du fait de leur appartenance au même groupe ethnique yakoma que le fomentateur du coup et ancien président de la RCA, André Kolingba, M. Bindoumi a répondu que "ceci n'est pas vrai," précisant que "de nombreux Yakomas" vivent et travaillent encore dans la capitale. "Le procès que nous intentons ne vise pas spécialement les Yakomas [...] tous les prévenus en détention aujourd'hui ne sont pas uniquement des Yakomas," a-t-il assuré, ajoutant que M. Kolingba lui-même "est en fait la première personne que je recherche depuis le début de l'enquête" et avertissant le pays qui abrite M. Kolingba "qu'il recèle un criminel aux mains couvertes de sang."

M. Bindoumi a souligné que l'enquête de la commission avait conduit à la récente arrestation de l'ancien ministre de la défense de la RCA, Jean-Jacques Demafouth "car la commission avait suffisamment de preuves pouvant justifier les mesures prises contre lui." Selon RFI, M. Demafouth a fait appel à trois avocats - deux ressortissants de la RCA et un citoyen français nommé Hervé Dupont-Moneau.

RFI a également signalé que 17 ressortissants de la RCA restaient réfugiés dans la résidence de l'ambassadeur français, Jean-Marc Simon, et qu'ils demandaient l'asile en France. Mireille Kolingba, l'épouse de M. Kolingba, et ses trois enfants avaient trouvé refuge à l'ambassade mais ils se sont secrètement enfuis du pays à la fin août.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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