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Les Mayi-Mayi veulent une place dans le dialogue intercongolais

Les milices tribales Mayi-Mayi de l'est de la RDC alliées au gouvernement de Kinshasa ont demandé, lundi, une place dans le dialogue intercongolais prévu à partir du 15 octobre à Addis Abeba en Ethiopie, a rapporté l'AFP. Sans les Mayi-Mayi, " le processus de paix ne peut obtenir les résultats souhaités, "a déclaré un commandant opérationnel des Mayi-Mayi, le général Joseph Padiri, dans un communiqué transmis par son porte-parole à l'AFP. " Nous demandons, nous les Mayi-Mayi, c'est-à-dire les personnes armées, à être représentés par une délégation représentant 20 pour cent des participants au dialogue intercongolais, " selon le communiqué de Padiri repris par l'AFP. " Personne d'autre ne peut prétendre représenter le peuple martyrisé des provinces qui vit dans la terreur des armées d'occupation, " selon le texte rédigé dans les Kivu et signé par le porte-parole de Padiri, Anselme Enerunga.

Dans le cadre de l'accord de paix de Lusaka signé en 1999 par toutes les parties au conflit congolais, le dialogue intercongolais est un élément essentiel à la paix et à la réconciliation générales. Toutefois, les Mayi-Mayi ne sont pas invités aux pourparlers visant à réunir le régime de Kinshasa, l'opposition politique, les groupes rebelles et les représentants de la société civile. D'après l'AFP, M. Padiri a rejeté une proposition du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), mouvement rebelle soutenu par le Rwanda, suggérant la tenue de négociations avec diverses parties dans les provinces des Nord et Sud-Kivu en préambule au dialogue national, voyant dans cette démarche une " manouvre " pour " torpiller " le processus de paix. " Depuis de nombreuses années, les habitants des Kivu vivent en harmonie et la province n'a connu aucun affrontement armé entre groupes ethniques. Ce sont seulement les immigrants rwandais qui ont pris les armes contre nous dans le but de nous exterminer et d'occuper nos territoires," a déclaré M. Padiri cité par l'AFP.

Parallèlement, les leaders du Rassemblement congolais pour la démocratie-Mouvement de libération (RCD-ML), mouvement rebelle soutenu par l'Ouganda, ont décidé, à l'occasion d'une réunion tenue, le 3 septembre, à Beni, de tenir des pourparlers de paix avec les milices Mayi-Mayi en vue d'incorporer leurs vues dans le dialogue intercongolais." Les Mayi-Mayi doivent faire partie du dialogue même si cela signifie qu'ils seront incorporés en tant que membres du RCD-ML. Ils sont maintenant trop nombreux pour être ignorés. Ils nous ont fait une proposition suggérant de les représenter dans le dialogue et nous ne pouvons les ignorer, " a déclaré à IRIN le leader auto proclamé du RCD-ML, Mbusa Nyamwisi, ajoutant que " nous connaissons maintenant leurs leaders et nous tenons des négociations avec eux pour qu'ils nous rejoignent et que nous puissions les former. Il est important de ne pas les exclure car ils représentent un facteur de sécurité."



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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