Le RUF n'a pas fourni de raison pour ce geste, mais des analystes à Freetown ont signalé qu'il pouvait s'agir d'une protestation face à ce que le mouvement considère comme des actions unilatérales du gouvernement sur des problèmes d'intérêt national. Le RUF souhaiterait que le gouvernement lève l'état d'urgence et remette en liberté ses membres, notamment son chef de
file, Foday Sankoh. Il s'est aussi plaint du fait que ses membres étaient harcelés, ce que le gouvernement dément.
Le RUF a réagi au refus du gouvernement d'accéder à ses demandes en boycottant une réunion jeudi à Makeni du Comité conjoint sur le désarmement, la démobilisation et la réinsertion. Le comité est composé du gouvernement, de la Mission de l'ONU en Sierra Leone et du RUF.
Le 16 août, le RUF avait permis le passage sans entrave à Makeni d'un convoi d'approvisionnement de l'armée en route pour Kabala. C'était la première fois depuis plus de trois an et demi que la situation s'était suffisamment améliorée du point de vue de la sécurité pour que les forces gouvernementales puissent se déplacer par la route à travers le territoire du RUF.
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