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" La situation sécuritaire n'est "pas pire que d'habitude

Les autorités chargées de la sécurité au Burundi ont annoncé que l'insécurité actuellement observée dans le pays n'était "pas pire que d'habitude". "Il s'agit des attaques habituelles lancées de temps en temps par les rebelles," a déclaré jeudi à IRIN le porte-parole de l'armée, le colonel Augustin Nzabampema. Il a indiqué que l'armée faisait de son mieux pour chasser les
rebelles de leurs "bastions", les dernières opérations ayant eu lieu à Gatarara, dans la commune d'Isale et dans l'ensemble du Bujumbura-Rural, à l'ouest du pays. La station indépendante Radio Publique Africaine a informé mercredi que les combats entre les rebelles et l'armée se poursuivaient dans les communes de Kanyosha et Isale, dans le Bujumbura-Rural. Elle a précisé
que le bilan provisoire était de neuf morts. Deux soldats et deux femmes faisaient partie des victimes. La radio a fait savoir que les affrontements avaient entraîné le déplacement de milliers de personnes dans les quartiers généraux de Muyira. Elle a qualifié les combats "d'acharnés", ajoutant que les deux camps avaient recours à l'artillerie. La semaine dernière, 57
personnes ont été blessées et quatre ont péri suite à l'explosion d'une grenade sur un marché bondé de Kinama, au nord-est de Bujumbura. Trois individus ont été également blessés lors d'une autre attaque à la grenade à Rohero II près de l'université du Burundi, après que les assaillants aient lancé une grenade sur la résidence d'un homme d'affaires asiatique. Les responsables du gouvernement contactés par IRIN ont confirmé l'augmentation du nombre de vols à main armée dans le pays. "Les organisations ou les locaux de bureaux ne sont pas les seuls visés, les civils sont aussi pris pour cibles," a souligné un responsable.

Parallèlement, quatre personnes sont mortes et plusieurs autres ont été blessées dans la nuit de mardi près de Nyengwe, à la frontière entre Bururi, au sud-ouest du Burundi, et Makamba, au sud du pays, sur le lac Tanganyika, après des rebelles aient lancé des fusées antichars contre un bateau tanzanien, le Muongozo, ont rapporté des sources citées par la radio locale Bonesha. Le bateau, qui avait quitté le port de Bujumbura en direction de Kigoma, en Tanzanie, navigue entre Bujumbura, Kigoma, Karagwe [deux lieux situés en Tanzanie] et Mpulungu [Zambie]. Le navire transportait des marchandises et des passagers. L'attaque est attribuée à des rebelles de l'île d'Ubwari en RDC. Les rebelles des Forces pour la défense de la démocratie (FDD), des Forces nationales pour la libération (FNL) et les guerriers Mayi-Mayi congolais résident dans cette région.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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