Burundi en l'absence d'un cessez-le-feu, a indiqué cette semaine à IRIN un
haut responsable du gouvernement. "Le vice président Jacob Zuma, qui assiste
le principal négociateur et ancien président Nelson Mandela, est d'avis qu'il
faut explorer toutes les possibilités pour parvenir à la fin des hostilités
et à un accord de cessez-le-feu entre le gouvernement de la République du
Burundi et les deux groupes armés opposés au gouvernement," a indiqué la
porte-parole du vice président, Lakela Kaunda.
M. Zuma a récemment déclaré que l'Afrique du Sud pourrait envisager de
déployer des troupes au Burundi même si aucun cessez-le-feu n'était en place.
Peu de temps avant les déclarations du vice président, le général en chef de
la Force de défense nationale sud-africaine (SANDF - South African National
Defence Force), Siphiwe Nyanda, avait indiqué qu'il n'était pas favorable à
l'envoi de troupes au Burundi avant l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu.
Il avait cependant ajouté qu'il devrait le faire si "les politiciens" le lui
ordonnaient.
Jan Van Eck, un expert sur le Burundi, a récemment indiqué à IRIN que ce
serait "une grosse erreur" de la part de l'Afrique du Sud d'envoyer des
troupes avant l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu. "L'Afrique du Sud
devrait uniquement envisager d'intervenir dans le cadre d'une force des
Nations Unies," a estimé M. Van Eck.
[Pour plus d'informations, consulter le dossier d'IRIN sur l'Afrique du Sud
du 22 août, intitulé "SOUTH AFRICA: Pretoria explains Burundi role"]
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