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Le MFDC clarifie sa position

Le porte-parole du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) a démenti que son groupe, qui lutte depuis 1982 pour l'indépendance de la Casamance, au sud du Sénégal, souffre d'une division interne. Alexandre Djiba réagissait à une information des médias selon laquelle l'aile extérieure du MFDC avait rejeté toutes les décisions prises par le mouvement lors de ses assises du début de ce mois en Gambie, notamment le remplacement de l'abbé Augustin Diamacoune Senghor comme secrétaire général. M. Diamacoune a reçu le poste de président du MFDC, à caractère plutôt honorifique.

Mamadou Nkrumah Sané, qui s'exprimait au nom de l'aile extérieure du MFDC, a affirmé, selon Radio France Internationale, que son groupe reconnaissait toujours M. Diamacoune comme son secrétaire général.

M. Djiba a signalé à IRIN depuis Banjul, Gambie, que les déclarations de M. Sané ne pesaient pas lourd car il n'est ni le porte-parole de l'aile extérieure basée à Paris, ni un haut responsable de l'organisation. Il a aussi affirmé que le rejet par M. Sané du nouveau poste de M. Diamacoune était inconséquent car le poste est honorifique et n'octroie aucune autorité à M. Diamacoune. « M. Diamacoune n'a aucune autorité. Il n'a qu'un rôle de conseiller », a précisé M. Djiba.

Au terme de ses assises du 5 au 9 août, le MFDC avait élu Jean-Marie Biagui au poste de secrétaire général. M. Djiba a souligné qu'en tant que membre, M. Sané avait le droit de s'exprimer, mais que le MFDC ne tolérera plus quiconque qui tentera de le déstabiliser. Il a ajouté qu'un membre éminent avait d'ores et déjà été suspendu de toute participation aux activités liées au MFDC.

M. Djiba, réinstitué comme porte-parole il y a une semaine, a poursuivi que l'objectif immédiat du groupe était les négociations de paix avec le gouvernement central à Dakar. Martin Mane, du Groupe de réflexion et d'action pour la paix en Casamance, une organisation non gouvernementale œuvrant en faveur de la paix en Casamance, a confié à IRIN que son groupe se concentrait également sur les pourparlers. Il a indiqué que si le gouvernement accordait l'amnistie à tous les combattants et satisfaisait à leurs besoins matériels, y compris la nourriture, l'une des principales raisons pour lesquelles ils ont attaqué des villages et des voyageurs, il ne faudrait pas longtemps alors pour organiser les négociations. « Les civils sont les plus gros perdants », a-t-il poursuivi car tant les combattants du MFDC que les soldats gouvernementaux commettent des abus à leur égard.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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