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100 jours pour constituer les fondements de la paix, selon l' ICG

Le centre d'études et de recherche basé à Bruxelles, International Crisis
Group (ICG), a déclaré que pour la première fois depuis 1993, se profile la
perspective d'un véritable retour à la paix au Burundi. Dans un communiqué
publié mardi, l'ICG souligne le manque de temps et d'argent, ajoutant que la
communauté internationale, les donateurs et les gouvernements régionaux "
doivent apporter un soutien total au processus de paix ". Dans son rapport
publié mardi " Burundi: 100 jours pour remettre le processus de paix sur les
rails ", l'ICG explique comment l'équipe de médiation de Nelson Mandela, en
adoptant une tactique différente, a permis de faire sortir le processus de
paix de l'impasse. Le 23 juillet, après deux ans et demi de négociations, M.
Mandela annoncé qu'un accord sur la présidence et la vice présidence avait
été conclu pour la première moitié d'une période de transition de trois ans,
débutant le 1er novembre. " Cependant, il n'y a pas encore de cessez-le-feu
au Burundi, les tentatives en vue de négocier avec les rebelles hutus ont
échoué et l'économie est en lambeaux," selon l'ICG. " Deux tentatives de
coup d'Etat en un peu plus de trois mois attestent des dangereuses divisions
au sein des forces armées, et les Tutsis extrémistes menacent également de
faire avorter les tentatives en vue de mettre en place de nouvelles
institutions," note l'ICG. "Les 100 jours entre l'annonce de M. Mandela le
23 juillet et le début de la période de transition le 1er novembre sont
cruciaux," a déclaré un analyste de l'ICG, François Grignon.

" Il est particulièrement important que le FRODEBU - le principal parti hutu
de l'opposition - démontre son leadership en persuadant les groupes rebelles
hutus de déposer leurs armes. Néanmoins, les gouvernements régionaux et les
donateurs internationaux doivent également jouer un rôle. La RDC, en
particulier, doit cesser d'apporter un soutien, sur son territoire, aux
milices hutues," a-t-il indiqué. L'ICG a prié instamment le Conseil de
sécurité de l'ONU de prendre des mesures fermes contre tout individu qui
soutient les tentatives de coup d'Etat ou les assassinats. " Ces personnes
doivent être menacées de sanctions et leurs avoirs extérieurs doivent être
gelés," estime le groupe, ajoutant que l'ONU devrait également commencer à
préparer des forces en attente dans le cadre du déploiement d'une force de
maintien de la paix après la conclusion d'une trêve. " Le Sénégal, le
Nigeria, le Ghana et l'Afrique du Sud ont promis des troupes, mais la
planification doit commencer maintenant ou bien il sera trop tard, " a
déclaré le groupe. Notant que le Burundi a besoin d'argent, l'ICG demande
aux donateurs qui ont promis - à l'occasion d'une rencontre tenue à Paris en
décembre 2000 - une aide de 400 millions de dollars pour soutenir la
transition du Burundi, de libérer 100 millions de dollars pour stimuler
l'activité économique, pour aider à établir de nouvelles institutions et à
fournir des services de base. " La plupart des Burundais doivent avoir
confiance dans le fait que la paix apportera un avenir meilleur. Il reste
aujourd'hui moins de 100 jours pour les convaincre, " a rappelé M. Grignon.

[Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site Internet :
http://www.crisisweb.org].


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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