surtout besoin en cette période actuelle d'un "esprit d'équipe". "Une énorme
quantité de travail reste encore à fournir. Mais ce qui est nécessaire avant
tout, c'est un véritable esprit d'équipe entre les Hutus et les Tutsis au
sens plus large, entre le président Pierre Buyoya et le leader hutu Domitien
Ndayizeye en particulier," a-t-il déclaré à IRIN au cours d'un entretien.
"Ils doivent réaliser qu'ils sont confrontés à la même situation." "Il y a
un problème de confiance. Aucun bord n'a confiance en l'autre," a-t-il
expliqué. "Chaque partie craint que l'autre ne se conduise mal comme par le
passé," a-t-il ajouté. "Il existe déjà un malentendu selon lequel les
conditionnalités doivent être seulement réunies ou observées par M. Buyoya.
En réalité, elles doivent être observées et réunies par les dirigeants de la
transition, d'où la raison pour laquelle elles ont été approuvées par Buyoya
et Ndayizeye," a-t-il indiqué. Selon M. Van Eck, bien que la composante
d'Arusha dans le cadre du processus de paix du paix ait atteint son terme
avec "le fragile accord" nommant M. Buyoya leader de la première moitié de
la période de transition [18 mois], le processus de Libreville qui doit
permettre aux groupes armés de participer à la négociation d'un
cessez-le-feu vient, quant à lui, de commencer.
D'après M. Van Eck, il est encourageant de constater qu'au moins "les
groupes armés ont exprimé la volonté de se réunir". "Le cessez-le-feu est
impératif. Les efforts en faveur d'une trève doivent être accélérés et
intensifiés," a-t-il affirmé. Il a néanmoins fait observer que la rencontre
prévue le 13 août prochain risque d'être annulée si le médiateur pour la
paix au Burundi, Nelson Mandela ne résoud pas la question sur le président
gabonais Omar Bongo comme comédiateur et le lieu des négociations. D'après
lui, la communauté internationale a besoin de prendre des mesures de soutien
pour assurer que les résultats du processus de paix montrent de réels signes
de viabilité. "A moins que la communauté internationale ne fasse un effort
supplémentaire pour apporter une aide en faveur du gouvernement transitoire,
son existence sera menacé," estime-t-il. A l'heure actuelle, le Burundi est
confronté à la chute de son économie, à une résistance interne et c'est
pourquoi la communauté internationale doit apporter son aide pour garantir
le maintien de ce qui a été accompli à ce jour dans le cadre du processus de
paix.
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