Le comité national de pilotage mis en place pour permettre le redéploiement des milliers de fonctionnaires qui ont fui le nord de la Cote d’Ivoire au début de la guerre, en septembre 2002, a remis la première tranche de la prime d’installation aux agents de l’université de Bouaké.
Le retour du personnel s’inscrit dans le cadre de la réouverture de l’université qui devrait avoir lieu fin mars, selon Ibrahim Cissé Bacongo, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Les projets de réouverture de l’université avaient jusque là été reportés en raison de conflits politiques et de problèmes logistiques. Plusieurs centaines d’étudiants ont payé les frais d’inscription en avril 2005 mais les cours n’ont jamais repris. Selon les estimations, près de 4 000 étudiants devraient s’inscrire cette année.
Les travaux de réhabilitation de deux amphithéâtres de l’université ont été financés par la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) à hauteur de 7,5 millions de francs CFA (13 500 dollars américains).
Les primes accordées aux fonctionnaires varient entre 300 000 francs CFA (545 dollars américains) et un million de francs CFA, selon leur grade, a déclaré Dahié Digbeu, le président du comité de pilotage rattaché à la primature.
« C’est une modique somme juste pour permettre à l’agent de s’installer, de s’acquérir quelques outils de travail », a déclaré M. Digbeu. « Ce n’est pas en compensation de tout ce qu’il a perdu dans les affres de la guerre ».
Les professeurs devront effectuer des allers-retours entre Bouaké et Abidjan, la capitale, où ils continueront à enseigner dans un campus provisoire érigé pour les quelque 12 000 étudiants qui ont fui le nord du pays.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions