1. Accueil
  2. Africa

Reprise du trafic à la frontière entre le Bénin et le Burkina

Le trafic a repris mercredi à la frontière entre le Burkina Faso et le Bénin, après avoir été perturbé suite à un différend entre les populations des deux pays, a révélé une source militaire.

« Les autorités des deux pays se sont entendues sur les règles de bon voisinage pour ne pas pénaliser les populations qui vivent de ces échanges inter frontaliers », a déclaré à IRIN le général Mathieu Boni, chef d'état-major des forces armées béninoises. Il a ajouté qu'il espérait que le bon sens prendra désormais le pas sur les pulsions militaires.

Un incident qui aurait eu l’air d’une banale histoire de voisinage s’il ne s’était déroulé dans la zone de Kourou Koala, que se disputent le Bénin et le Burkina Faso, a failli dégénérer, a déclaré à IRIN le préfet de la région de l'Atacora-Donga joint au téléphone.

Selon ce dernier, un ressortissant burkinabè s'est une première fois rendu dans le village de Kibouli, situé dans le territoire béninois, pour demander la permission de récolter du miel sur un arbre. Face au refus des habitants du village, ce dernier se serait néanmoins introduit dans le village dans la nuit du 18 au 19 janvier 2006 pour s’emparer du nectar.

Les habitants de Kibouli, réveillés par un incendie, auraient alors surpris le jeune homme burkinabè et se seraient rués sur lui. Armé d’un couteau, ce dernier aurait blessé trois villageois avant d’être appréhendé par les forces de l'ordre béninoises.

Des militaires burkinabè auraient procédé à l’arrestation du chef de village, de son épouse et deux autres personnes quelques jours plus tard.

En représailles, les forces de l’ordre béninoises ont empêché le mouvement de personnes et de véhicules à la frontière.

Une rencontre entre les autorités des deux pays survenue le 23 janvier a permis d’apaiser la situation.

Mercredi, le ministre burkinabé de l’Administration territoriale et la décentralisation Clément Sawadogo a apporté « un démenti catégorique » aux informations faisant état de mouvements de troupes burkinabè à la frontière Burkina-Benin. Il a cependant reconnu qu'il existait un problème de délimitation et de bornage d'une partie de la frontière, jusque-là non matérialisée.

En 1980, le Burkina et le Bénin ont créé une commission mixte de délimitation des frontières. Cette dernière s'est réunie dix fois et a théoriquement délimité près de 90% de la frontière commune longue de 285 kilomètres, selon le ministre. Seuls demeurent les 68 kilomètres du secteur de Kourou Koalou.

M. Sawadogo a annoncé que des rencontres au niveau ministériel sont prévues dans les prochains jours pour tenter à nouveau d'examiner la question.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join