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Une organisation non-gouvernementale (ONG) vient d’ouvrir à Bujumbura, la capitale burundaise, un centre d’accueil pour orphelins et enfants vulnérables.
«Il est important qu’une aide soit apportée aux enfants dans leur environnement», a déclaré Maggy Barankitse, la directrice de l’ONG Maison Shalom, en référence au centre d’accueil «Amani House» (Maison de la paix) situé dans le quartier de Kigobe, au nord de Bujumbura. L’action de l’ONG cible principalement les enfants de la rue et les orphelins.
Le centre Amani House est rattaché à l’ONG Maison Shalom dont le siège est basé dans la province nord-orientale du Ruyigi.
Il accueille des orphelins et des enfants «qui errent dans les rues de Bujumbura et même des enfants des campagnes», a précisé Barankitse.
Selon elle, le centre d’accueil Amani House a été créé pour ne pas avoir à transférer les enfants à la Maison Shalom, à Riyugi, où ils pourraient avoir du mal à s’adapter à la nourriture du fait de la différence entre les régimes alimentaires des villes et des zones rurales.
L’éclatement de la guerre civile en 1993 a affecté de nombreux enfants.
Dans son discours d’ouverture, Barankitse a déclaré qu’environ 60 pour cent des enfants burundais scolarisables étaient illettrés alors que 5 000 autres étaient dans la rue. En outre, quelque 7 000 sont des enfants-soldats et 230 000 autres des orphelins du SIDA.
Amani House accueille des enfants de tous âges et cherche dans une certaine mesure à réunir les enfants de la rue avec leur famille.
«Mais Amani House continuera d’aider ceux pour qui cette réunion n’a pu être réalisée. Nous leur trouverons un centre d’hébergement pour adulte afin qu’ils puissent créer une famille et devenir indépendant», a-t-elle dit.
En collaboration avec d’autres ONG basées à Bujumbura et travaillant dans le domaine de l’aide à l’enfance, Amani House choisira les enfants qui seront accueillis au centre.
Les enfant bénéficieront aussi des services d’orientation du centre.
Une des jeunes filles hébergées à Amani House a confié à IRIN qu’il n’y avait aucun préjugé ethnique au centre. «Nous appartenons tous à une même ethnie ici, celle des enfants de Dieu», a-t-elle indiqué.
Elle a exhorté les autorités à appliquer toutes les conventions relatives aux droits des enfants et ratifiées par les gouvernements successifs. «Même si la Maison Shalom nous aide beaucoup, nous ne souhaitons pas être des assistés toute notre vie.
Il faudra bien qu’on puisse compter sur nous-mêmes à un moment donné.»
La ministre de l'Action sociale et de la Promotion de la femme, Marie-Goreth Nduwimana, qui présidait la cérémonie, a félicité la Maison Shalom pour l’ouverture de son centre à Bujumbura.
“Ce centre n’est pas un cadeau pour Bujumbura uniquement , mais pour tous les burundais”, a-t-elle déclarée.
L’ONG internationale Caritas (Allemagne) qui appuie l’action de Amani House lui a offert deux véhicules. Amani House est le quatrième centre ouvert par Maison Shalom, après ceux de Ruyigi et des provinces orientales de Rutana et Cankuzo.
Amani House a été construite grâce à un financement de la coopération belge.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions