"Nous avons riposté à un tir de harcèlement des hommes de Mutebutsi, qui venaient d'ouvrir le feu sur un hélicoptère de la MONUC, en mission de vérification de présence de mines sur la route de Kamanyola," a affirmé le commandant Abou Thiam, porte-parole militaire de la MONUC.
Il a ajouté que les forces gouvernementales ont pris position autour de la ville. "Apres ces coups de roquettes [tirés par l'hélicoptère de la MONUC], les forces gouvernementales ont pris position sur le pont donnant accès a la ville", selon Thiam.
Sébastien Lapierre, porte-parole de la MONUC à Bukavu, affirme que Kamanyola est encore sous le contrôle des dissidents. Les troupes dissidentes s'étaient cantonnées à Kamanyola après avoir quitté la ville de Bukavu le 10 juin.
Ces combats ont lieu alors que le gouvernement de Kinshasa a officiellement annoncé lundi le
déploiement de nouvelles troupes à l'Est, et demandé l'assistance de la communauté internationale dans cet effort.
"Nous demandons à la communauté internationale [...] de nous aider à transporter 5.000 soldats devant être redéployés dans la partie est du pays," a annoncé Jean-Pierre Ondekane, ministre congolais de la défense. Il a ajouté que des troupes supplémentaires seraient prochainement déployées.
A Kinshasa, le président Joseph Kabila a suspendu lundi les chefs de sa garde présidentielle, et nommé un nouveau chef d'état major général de l'armée, a indiqué Vital Kamerhe, ministre de l'information et porte-parole du gouvernement.
Le chef de la police a également été remplacé.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions