1. Accueil
  2. Africa
  3. Central African Republic

Da Silva incite le gouvernement à reconsidérer son refus d'un partage des coûts des médicaments

Un représentant des Nations Unies a incité mardi le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) à reconsidérer son refus d'accepter un système de partage du coût des médicaments, compte tenu du faible pouvoir d'achat de la population. Le représentant, Ramiro Lopes Da Silva, est le conseiller humanitaire spécial pour le Bureau des Nations Unies pour la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA) dans ce pays.

A l'occasion d'une conférence de presse dans la capitale Bangui, M. Da Silva a indiqué que les quelques centres de santé dans les zones affectées par la guerre, vendaient des médicaments à des prix dépassant les moyens de la majorité de la population. Par conséquent, a-t-il poursuivi, le partage des coûts, rendraient les prix abordables. Une action urgente est nécessaire, a-t-il encore dit, car la RCA était un terreau pour des maladies comme la malaria et la méningite.

"Tous les ingrédients sont réunis pour créer une situation plus catastrophique d'ici la fin de l'année si rien n'est entrepris," a-t-il déclaré.

Depuis la fin du premier programme médical financé par l'Union européenne en novembre 2003, où des médicaments avaient été distribués gratuitement par l'ONG italienne "Cooperazione Internazionale", le gouvernement centrafricain avait demandé à la population de payer le prix réel des médicaments. Le gouvernement avait justifié le rejet de la proposition des ONG de payer la moitié du prix des médicaments, en anticipant le retour à un prix réel des médicaments après le départ des ONG. La position gouvernementale a entraîné une baisse de moitié de la fréquentation des centres de santé et forcé de nombreux malades à acheter des médicaments non sûrs dans la rue ou à recourir à la médecine traditionnelle.

Le pouvoir d'achat des populations du nord-ouest a considérablement diminué durant la rébellion, les fermiers ayant perdu les fruits de deux saisons de culture alors que leurs habitations ont été pillées. Par ailleurs, ceux produisant du coton n'ont pu écouler leur production, les manufactures ayant été vidées de leurs machines.

La mission humanitaire effectuée dans le pays, a indiqué M. Da Silva, a permis de déterminer qu'un foyer dans le nord-ouest gagne environ 1.800 francs CFA (3.4$) par semaine alors que le prix moyen d'un simple traitement contre la malaria est de 1.500 francs (2.9$).

Outre le problème de santé, a encore affirmé M. Da Silva, la population était face à une situation alimentaire difficile, à des problèmes de sécurité et à un manque aigu de vêtements.

"Beaucoup de personnes restent dans la brousse non en raison de l'insécurité mais parce qu'ils ont tout perdu, y compris leurs vêtements," a-t-il dit.

M. Da Silva est arrivé à Bangui le 29 février pour évaluer la situation humanitaire du pays. Il s'envolera mercredi pour Genève en Suisse pour rencontrer les bailleurs de fonds. Il s'entretiendra plus tard à New York avec le sous secrétaire général des Nations Unies pour les affaires humanitaires.

This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

Partager cet article

Our ability to deliver compelling, field-based reporting on humanitarian crises rests on a few key principles: deep expertise, an unwavering commitment to amplifying affected voices, and a belief in the power of independent journalism to drive real change.

We need your help to sustain and expand our work. Your donation will support our unique approach to journalism, helping fund everything from field-based investigations to the innovative storytelling that ensures marginalised voices are heard.

Please consider joining our membership programme. Together, we can continue to make a meaningful impact on how the world responds to crises.

Become a member of The New Humanitarian

Support our journalism and become more involved in our community. Help us deliver informative, accessible, independent journalism that you can trust and provides accountability to the millions of people affected by crises worldwide.

Join