"Il suffit de commencer, en amont, par construire des infrastructures routières, de faire en sorte que l'électricité et l'eau potable soient accessibles à tous pour que le reste s'ensuive. En aval, le secteur privé ira en se développant. Le Congo recèle des ressources naturelles encore sous-exploitées susceptibles d'attirer l'entreprenariat privé," a expliqué M. Milandou.
Pour l'évêque, la construction de la route Pointe-Noire - Brazzaville - Ouesso, reliant le sud du pays au nord, apportera des avantages inestimables aux populations et au pays en terme économiques.
Il a également mis l'accent sur l'importance de l'éducation dans la lutte contre la pauvreté.
"L'éducation de base est importante. Pour lutter contre la pauvreté, une des armes consiste à investir dans l'enfance pour prétendre disposer d'une bonne élite. Le Japon qui ne dispose pas de ressources naturelles est un exemple de réussite dans le monde entier grâce à son élite intellectuelle remarquable," a-t-il affirmé.
Monseigneur Anatole Milandou a par ailleurs indiqué que la stratégie de réduction de la pauvreté, élaborée avec la participation de la société civile et les bailleurs de fonds ne pourra donner des fruits que si les dirigeants à tous les niveaux font preuve de sérieux, de
responsabilité et d'amour pour la patrie.
Ce document provisoire relatif à la stratégie de réduction de la pauvreté avait été adopté, le 11 février dernier, par le Conseil des ministres. Il a été transmis pour discussion au parlement.
Il comporte cinq principaux volets : la consolidation du cadre macro-économique et une croissance diversifiée; une mobilisation plus accrue des recettes; la rationalisation des dépenses publiques; le recentrage du rôle de l'Etat et la promotion du secteur privé ainsi que la poursuite des réformes économiques.
La situation générale en République du Congo s'était détériorée à la suite des différents conflits armés.
Officiellement, 70% des congolais vivent en-dessous du seuil de pauvreté. Selon le rapport national sur le développement humain de 2002 du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), l'aggravation de la crise socio-économique a baissé le taux de scolarisation de 95,9% à 77,4% entre 1980 et 2000 dans le primaire et de 61,8% à 43,8% dans le
secondaire.
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