L’attaque a eu lieu au village Djo, à 7 km au sud de Gobu, situé à 60 km au nord de Bunia, a précisé Leocadio Salmeron, porte-parole de la MONUC à Bunia, le chef-lieu de l'Ituri.
"Nous ne pouvons pas dire quel groupe armé a attaqué, mais nous savons que cette zone est sous contrôle des miliciens Hema de l’Union des patriotes congolais (UPC), commandé par celui communément appellé Bosco," a précisé M. Salmeron.
L'enquête a été pour l'heure suspendue. "L’objectif de la mission était civil. Elle devait évaluer la situation des droits de l’homme à Gobu. Nous avons décidé de rentrer pour analyser la situation et prendre des mesures adéquates à la suite de cette attaque," a déclaré M. Salmeron.
L’unité militaire uruguayenne de la MONUC qui accompagnait l'équipe d'enquête a riposté aux tirs essuyés par le convoi pendant 15 minutes. Aucune victime n'est à signaler du coté de la MONUC. "Nous n’avons pas d’informations en ce qui concerne les assaillants," a précisé le porte-parole de la MONUC.
La mission d’enquête avait été plusieurs fois repoussée en raison des conditions climatiques qui ne permettaient pas un transport par avion sur les lieux.
Selon des rescapés, 24 individus avaient embarqué, le 16 janvier, sur des bateaux transportant des déplacés internes et des commerçants vers les villages du bord du lac. Ils les avaient ensuite forcés à amarrer à Gobu. "En arrivant à Gobu, les rebelles ont séparé les hommes, les femmes et les enfants avant de tirer sur les hommes regroupés par quatre, cinq ou 10," avait témoigné Emmanuel Leku, coordinateur de l'administration locale. Les rebelles avaient également violé deux femmes et dérobé les passagers.
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