"Il faut un accord avec le gouvernement sur le recrutement global de nos jeunes dans la force
publique et sur mon statut particulier," a déclaré le leader du CNR, dans son fief de Loukouo, à près de 200 km à l'ouest de Brazzaville, la capitale.
Les hommes ne regagneront Brazzaville que si "ces exigences" sont prises en compte a déclaré Ntumi.
"Nous devons arriver à un consensus politique avant de démobiliser, de désarmer et de réinsérer les jeunes," a précisé le pasteur, alors que démarre l'opération de désarmement, de démobilisation et de réinsertion sociale des miliciens dans le département du Pool, au sud-est du pays.
Le lancement de l'opération n'est que symbolique. Aucune date pour son démarrage effectif n'a encore été fixée. Elle doit concerner les miliciens ‘Ninjas’ et Nsiloulous de la Force d'autodéfense de la résistance (Fadr, l’aile armée du Conseil national de résistance). Ces deux groupes ont affronté les forces gouvernementales en 1998-1999 et en 2002 dans le Pool.
Financée par l'Union européenne, l'opération sera exécutée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) avec la collaboration de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Cette opération est consécutive à la réhabilitation, le 17 mars 2003, des accords de paix de 1999, signés entre le gouvernement et le pasteur Ntumi à Brazzaville, pour réinstaurer le paix dans le Pool.
Au cours de la cérémonie de lancement du DDR, le pasteur Ntumi a indiqué qu'il avait refusé le quota de 250 miliciens issus de la Fadr que le gouvernement se proposait d'incorporer dans les rangs de la force publique.
"Nous disposons de près de 50.000 jeunes. Le quota donné par le gouvernement n'est qu'une goutte d'eau dans la mer," a souligné le pasteur.
Il a également exigé la formation, dans un délai raisonnable, d'un gouvernement d’unité nationale large auquel le CNR participerait.
"J'ai lancé l'opération sous réserve. Si le gouvernement ne fait rien pour favoriser le consensus
politique, nous allons bloquer," a-t-il lâché.
Le chef rebelle et la délégation gouvernementale conduite par Marius Mouambénga, commissaire général en charge du suivi de la convention pour la paix et la reconstruction du Congo, se sont accordés sur la mise en place d'une équipe mixte chargée d'examiner ces exigences.
Jacques Balandier, représentant adjoint du PNUD, présent à la cérémonie, a informé le pasteur que l'opération de DDR ne sera lancée qu’a la suite d’un accord entre son mouvement et le gouvernement. " Nous n'allons pas nous occuper de l'aspect politique de l'opération," a-t-il déclaré.
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