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La MONUC ripostera vigoureusement aux attaques répétées des groupes armés

La MONUC, la mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC) répondra vigoureusement aux attaques répétées contre ses troupes par des milices de l´Ituri dans le nord-est du pays, a déclaré mercredi à la presse Hamadoun Touré, le porte-parole de la MONUC.

"Nous allons riposter de manière robuste. Des actions très fortes seront entreprises très prochainement car nous comptons mettre fin à la question des groupes armés et nous allons y arriver bientôt," a précisé M. Touré.

Les forces des Nations Unies ont été attaquées mardi dernier, pour la troisième fois en moins d'une semaine, par des miliciens Hema de l´Union des patriotes congolais (UPC). Les faits se sont déroulés à Drodro, à 40 km au nord-est de Bunia, le chef-lieu de l'Ituri.

"Nos éléments qui étaient en mission de vérification à Drodro ont essuyé des tirs de ces miliciens. Un avion MI 25 a alors riposté à ces groupes qui les harcelaient au sol," a expliqué à Bunia Abu Thiam, officier des relations publiques de la MONUC.

La MONUC n'a cependant pas enregistré de victimes dans ses rangs et ne dispose d'aucun bilan sur les dégâts occasionnés par les tirs de l'avion.

Pour M. Touré, le harcèlement des troupes onusiennes sont le fait "de quelques résistants qui ne comprennent pas encore que le pays n'est plus en guerre ou d´un baroud d'honneur des groupes armés aux abois."

Vendredi et lundi dernier des groupes armés Hema et Lendu avaient également attaqué les troupes de la MONUC sans faire de victimes.

"Ces attaques ne vont pas nous dévier de notre travail qui est de sécuriser cette zone, de protéger la population en danger et de créer des conditions propices à l'extension de l'autorité de l'Etat sur cette zone," a affirmé M. Touré. Il a par ailleurs indiqué l´arrestation des présumés auteurs de ces attaques.

Le gouvernement d´union nationale travaille lui aussi au rétablissement de l´autorité de l´Etat par la réhabilitation du système judiciaire détruit par les combats. Des magistrats venus de Kinshasa, la capitale, ont ainsi été dépêchés mardi dernier en Ituri, alors que le procureur général arrivera vendredi.

M. Touré, pour sa part, a toutefois précisé: "Il nous est parfois difficile d'utiliser la force comme le chapitre VII de la charte des Nations Unies nous l'autorise car ces miliciens se cachent souvent dans des maisons habitées par la population civile".

La MONUC prévoit de déployer ses troupes, avant le mois de mai, dans les endroits les plus éloignés de Bunia, où des miliciens armés continuent de mener des opérations. « Pour mettre fin à cette question des groupes armés,» a lancé M. Touré.

Le district de l´Ituri a été le théâtre de violents combats malgré l´installation d´un gouvernement d´unité nationale le 30 juin dernier. Une force multinationale d´urgence, composée de contingents européens et commandée par la France, y avait été déployée au mois de mai pour sécuriser Bunia et son aéroport. A partir du premier septembre, les forces onusiennes ont remplacé la force multinationale. Elles opèrent selon un mandat renforcé. La résolution 1453 du 28 juillet 2003 du Conseil de sécurité, prise sous le chapitre sept de la Charte de l´ONU, autorise ainsi la MONUC à recourir à la force pour accomplir sa mission qui est notamment de protéger les populations civiles et le personnel humanitaire oeuvrant dans cette région.


This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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