«La situation est alarmante,» a déclaré Gelase Daniel Ndabirabe, le porte-parole du Conseil national de défense de la démocratie-Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD).
Il s´exprimait à l´occasion d´un appel lancé à l´Organisation mondiale de la santé (OMS) afin d´obtenir une assistance médicale dans les points de rassemblement. Des hommes, a-t-il poursuivi, sont en train de mourir de maladies comme la dysenterie, le choléra ou la malaria.
«Nous ne comprenons pas pourquoi l´OMS ne fournit pas de médicaments à nos combattants alors qu´un budget existe pour acheter des médicaments aux combattants regroupés dans les sites de pré-cantonnement,» a déclaré Ndabirabe.
Il a par ailleurs ajouté que le manque d´hygiène et le manque de médicaments dans les lieux de rassemblement pourraient remettre en question le processus de cantonnement.
«Nos combattants ne nous feront plus confiance, ils ne viendront plus dans les zones de cantonnement ou quitteront simplement les zones de rassemblement lorsqu´ils verront leurs collègues mourir,» a-t-il affirmé.
Près de 18.000 combattants, a expliqué M. Ndabirabe, ont rejoint six points de rassemblement dans le sud, l´est et le centre du Burundi. Ceux de la province de Makamba dans le sud sont les plus affectés par cette pénurie sanitaire et médicale.
Le bureau de l´OMS au Burundi a affirmé avoir en sa possession les médicaments pour les anciens combattants, mais les ONG devant procéder à la distribution ne sont pas disponibles pour débuter leur acheminement vers les sites.
«Nous sommes au courant de cette situation précaire,» a affirmé à IRIN le docteur Kossi Avigan, responsable de l´aide humanitaire d´urgence à l´OMS. «Avant, nous avions un problème de financement. Il a été résolu. Nous espérons que dans quelques jours, ensemble avec les ONG humanitaires, nous apporterons les médicaments aux combattants dans les zones de rassemblement.»
La faction du CNDD-FDD conduite par M. Nkurunziza a signé un accord de partage du pouvoir avec le gouvernement en novembre 2003, à la suite duquel les responsables du mouvement ont été intégrés dans le gouvernement et les institutions. Ils se sont également entendus sur le cantonnement des troupes et leur intégration future dans les forces gouvernementales. Le processus de cantonnement devrait s´achever à la fin du mois de janvier.
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