ANGOP a rapporté que l’annonce de cette rencontre a été faite lundi par le ministre angolais des Affaires étrangères, Joao Miranda, à son retour de Tanzanie. Il venait de représenter le président angolais, José Eduardo dos Santos, lors d’une rencontre au sommet entre le président de la RDC, Joseph Kabila, et son homologue ougandais, le président Yoweri Museveni.
À l’issue de ce sommet de deux jours, qui s’est déroulé à Dar-es-Salaam, MM. Kabila et Museveni ont réitéré leur engagement à respecter l’accord de Luanda, du 6 septembre 2002, qui demandait un retrait complet des forces ougandaises de la RDC, ainsi que la normalisation des relations entre Kinshasa et Kampala. Lors du sommet, on a également procédé à la signature d’un texte amendant l’accord de Luanda, en autorisant un nouvel échéancier pour la mise en place de la CPI.
Selon le nouveau calendrier, la CPI doit être mise en place et débutera ses opérations d’ici le 17 février. Elle est aussi tenue de terminer ses travaux le 20 mars, date à laquelle les troupes ougandaises devront avoir parachevé leur retrait de la RDC.
L’amendement crée aussi un mécanisme consultatif permanent permettant aux deux présidents de surveiller de près la situation dans l’Ituri et d’adopter "les mesures appropriées pour les aider à maintenir un climat de paix et de sécurité dans la région".
Dans leur communiqué commun, les deux leaders disent s’être mis d’accord pour que le comité préparatoire de la CPI soit composé de deux membres représentant respectivement le Gouvernement de la RDC, celui de l’Ouganda, ainsi que la Mission de l’ONU en RDC (MONUC). Quatre autres membres représenteront les diverses parties en cause de l’Ituri.
Les deux présidents ont par ailleurs conjointement condamné ceux qui ont continué d’approvisionner en armes les factions armées de l’Ituri, entraînant ainsi une escalade des violences et des souffrances.
M. Museveni, qui a reconnu que 2 000 soldats ougandais se trouvent toujours en RDC, a souligné que lui-même et son homologue de la RDC, entendaient poursuivre leurs efforts pour parvenir à la paix.
"Nous n’allons pas nous laisser abattre", a aussi déclaré M. Museveni. "La formation d’une Commission de pacification de l’Ituri ne représente qu’une étape. Mais, ce qui importe le plus, dit-il, c’est d’avoir un Gouvernement en République démocratique du Congo".
Pour sa part, M. Kabila s’était déclaré "optimiste" de voir, cette fois, les troupes ougandaises se retirer complètement de son pays, et il a qualifié la mise en place de la CPI de "développement positif".
Selon le Groupe d’experts de l’ONU sur l'exploitation illégale des richesses naturelles de la RDC, quelque 3,5 millions de personnes ont perdu la vie à cause du conflit depuis 1998, c’est-à-dire depuis que les troupes ougandaises (et rwandaises) se sont engagées dans la guerre civile en RDC, en prenant parti pour des rebelles opposés au Gouvernement de Kinshasa.
[Pour des informations approfondies sur le contexte dans lequel se déroule le conflit dans l’Ituri, consulter http://www.irinnews.org/webspecials/Ituri/default.asp]
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