actuellement en République démocratique du Congo (RDC).
La réunion improvisée entre le président de la RDC Joseph Kabila et les leaders de deux groupes de l'opposition armée - Adolphe Yemba Onusumba du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma) et Jean-Pierre Bemba du Mouvement de libération du Congo (MLC) soutenu par l'Ouganda, fut l'événement marquant de ce sommet. M. Kabila avait auparavant déclaré qu'une telle rencontre lors de ce sommet " ne figurait pas sur son programme ". On ne dispose à ce jour d'aucun détail spécifique à cette rencontre.
En réponse à la déclaration la semaine dernière du Burundi selon laquelle il
retirerait ses troupes de la RDC si le gouvernement de la RDC acceptait de
retirer son soutien au Mouvement de l'opposition armée burundaise, les
Forces pour la défense de la démocratie (FDD), Joseph Kabila a indiqué qu'il s'agissait d'une " évolution positive ", mais a ajouté " qu'annoncer le retrait des troupes et le faire sont deux choses bien différentes ", selon le journal 'The Daily Times' du Malawi.
Le président ougandais Yoweri Museveni a participé au sommet en réponse à
une invitation spéciale. De son côté, le président rwandais Paul Kagamé,
après avoir initialement accepté l'invitation au sommet, n'a pas assisté à cette rencontre. Le Rwanda était néanmoins représenté par une délégation de haut niveau. L'Ouganda et le Rwanda maintiennent des troupes en RDC et soutiennent les rebelles opposés à Kabila. L'Angola, la Namibie et le Zimbabwe ont également des troupes en RDC, mais soutiennent les forces de Joseph Kabila.
S'adressant aux participants de ce sommet, le président angolais José
Eduardo dos Santos a déclaré : " Nous sommes heureux de constater qu'en
substance, le cessez-le-feu se maintient en République démocratique du
Congo, le processus de paix semble prendre la bonne direction et est suivi
d'une façon acceptable par toutes les parties. [Il existe] maintenant de
meilleures conditions pour obtenir un accord sur un certain nombre de
questions en suspens liées à l'accord de paix en RDC. "
Le médiateur du dialogue intercongolais pour la paix, l'ancien président du Botswana Ketumile Masire, a indiqué aux dirigeants de la CDAA que les pourparlers de paix " reprendraient " bientôt en Afrique du Sud, selon un communiqué du bureau de M. Masire. " Mais ce ne sera pas la fin du processus. Ce sera plutôt la continuation d'un processus de réconciliation et la reconstruction d'un pays, " a-t-il dit.
M. Masire a indiqué que le financement de cette rencontre qui devait
accueillir plus de 300 émissaires restait une question préoccupante.
Venant s'ajouter aux questions en suspens telles que la participation des
milices Mayi-Mayi, l'opposition politique, le Rassemblement congolais pour la démocratie-Kisangani-Mouvement de libération (RCD-K-ML), mouvement de
l'opposition armée soutenu par l'Ouganda, la diaspora congolaise et les groupes religieux, la question du financement était " susceptible de causer un léger retard dans la reprise du dialogue ", qui avait commencé à Addis Abeba en octobre dernier mais qui devait reprendre à la fin du mois de janvier.
M. Masire a demandé aux leaders de la CDAA de continuer à se montrer
compréhensifs et " prêts à apporter le soutien politique et financier qui
nous permettra d'aider les Congolais à regagner leur souveraineté ".
M. Masire s'est également déclaré préoccupé par la reprise des combats au
nord-est de la RDC, qui, a-t-il dit, pourraient avoir un effet négatif sur
le processus de paix. Il a appelé les dirigeants de la CDAA à garantir le
retrait de RDC des armées étrangères et la fin de toutes les hostilités.
Le nouveau président élu de Zambie, Levy Mwanawasa, a promis de faire don de 50 000 dollars pour soutenir le dialogue intercongolais, a rapporté ce lundi le journal zambien 'The Post'. Il a précisé qu'il devait encore discuter avec le ministre des finances Emmanuel Kasonde, de l'éventuelle possibilité d'augmenter cette contribution.
Le sommet de la CDAA a également porté sur la crise des terres agricoles et
sur les prochaines élections au Zimbabwe ainsi que sur la guerre civile en Angola.
Les 14 Etats membres de la CDAA sont l'Angola, le Botswana, la RDC, le
Malawi, l'Ile Maurice, le Mozambique, la Namibie, le Lesotho, les
Seychelles, l'Afrique du Sud, le Swaziland, la Tanzanie, la Zambie et le
Zimbabwe.
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