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Une équipe d’experts de l’Ebola temporairement transférée

Des experts internationaux de l’Ebola ont été temporairement transférés d’une région au nord du Gabon en raison de l’hostilité des villageois, ont informé des agences humanitaires.

L’OMS a indiqué mercredi que l’équipe, qui s’employait à contenir une épidémie de fièvre hémorragique Ebola au Gabon et dans la République du Congo voisine a été transférée de Mekambo à Makokou pour des raison de sécurité. Les deux régions se trouvent dans le nord du Gabon.

Des responsables de la Croix-Rouge au Gabon ont souligné que la décision a été prise à cause de l’hostilité locale que l’équipe a provoquée en tentant de faire cesser des rites traditionnels d’enterrement tels que la toilette des corps des défunts, dans l’objectif de réduire la propagation de la maladie.

"L’équipe examine la situation actuelle avec les autorités nationales et provinciales et projette de retourner dès que possible à Mekambo afin de poursuivre ses efforts visant à contenir l’épidémie, en collaboration avec les autorités locales”, a précisé l’OMS.

La Croix-Rouge du Gabon, appuyée par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, cherche aussi à rétablir l’accès pour l’équipe. “Un problème similaire s’était produit dans une autre région en décembre, et des bénévoles de la Croix-Rouge recrutés au sein des communautés affectées ont été en mesure d’agir comme médiateurs et de persuader les villageois de lever les barrages routiers empêchant l’équipe médicale internationale d’entrer dans le village”, a indiqué la Fédération jeudi.

Le communiqué cite un expert de l’Ebola de la Fédération au Gabon, Razak Akadiri, selon qui les bénévoles vont expliquer à la population locale les démarches requises pour veiller à contenir l’épidémie.

Détecté il y a environ deux mois, le virus a tué 25 personnes au Gabon et au Congo à la date de lundi. Trente-quatre cas ont été confirmés, tandis que 231 personnes ont été identifiées pour être mises sous surveillance, a expliqué l’OMS.

L’Ebola est transmis par un contact direct avec des sécrétions des personnes infectées. Il n’existe pas de traitement et près de 50 à 90 pour cent des victimes en meurent.



This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions

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