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La capitale du Burundi, Bujumbura, était apparemment calme ce mardi, au lendemain d'un coup de force avorté dans la nuit de dimanche. Le président Pierre Buyoya, rentré au pays lundi à l'issue du sommet d'Arusha, a commenté que les tentatives de putsch "ne conduisaient jamais nulle part". Le ministre de la défense, Cyrille Ndayirukiye a annoncé lundi que la situation était normale et que le coup avait échoué. S'exprimant sur radio Burundi, il a indiqué que les soldats loyalistes avait repris le contrôle de la situation.
Selon la radio, les soldats rebelles - qui ont fui au nord de Bujumbura - s'étaient rendus aux autorités dans la province de Ngozi, au nord, et que les cinq officiers pris en otage par les rénégats avaient été remis en liberté. Le ministre a identifié l'un des dirigeants du putsch comme le lieutenant Kamenyero, en signalant que celui-ci avait été arrêté. Il a également reproché à certains hommes politiques de tenter d'exploiter les "problèmes" au sein de l'armée. "La cause profonde [de la crise] n'est pas l'armée mais les politiciens", a-t-il affirmé.
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