Le président Pierre Buyoya se trouve à Arusha pour finaliser un accord de partage du pouvoir qui lui accorde la présidence pendant les premiers 18 mois de la période de transition de trois ans, assisté par un vice-président hutu, Domitien Ndayizeye. Il existe une forte opposition dans le pays contre cet arrangement à la fois de la part des groupes hutus et tutsis. Les mouvements rebelles ont indiqué qu'il ne les concernait pas et ont promis de poursuivre la lutte. Des habitants ont indiqué que Bujumbura était calme lundi et que les gens vaquaient à leurs occupations normales. Cependant, les lignes téléphoniques terrestres ont été coupées. Les mutins, qui ont fui Bujumbura vers le nord du pays, auraient pris en otage le chef de l'état major de l'armée, le général Libere Hicuburundi. L'armée est à leurs trousses, ont informé des officiels. Deux soldats rebelles ont été tués, et le commandant de la région de Bujumbura, le colonel Fabien Ndayishimye et son garde du corps auraient aussi été blessés dans les combats. D'après les responsables de la sécurité cités par Associated Press, deux bataillons - soit quelque 1 600 hommes - ont participé à la tentative de coup de force. Il s'agit du deuxième putsch cette année. En avril, une tentative menée par 30 soldats pour renverser M. Buyoya fut aisément déjouée par l'armée.
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