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La décision, prise au début de la semaine par la République centrafricaine(RCA) de fermer sa frontière sur le fleuve Ubangui avec la RDC, est sans surprise pour le Mouvement pour la Libération du Congo (MLC) rebelle, de Jean-Pierre Bemba, qui contrôle la province de l’Equateur, a indiqué jeudi à Radio France Internationale (RFI) le secrétaire général du MLC, Olivier Kamitatu. "C’est une décision prise après des consultations entre les autorités de la RCA et les dirigeants du MLC. Nous ne sommes donc pas du tout surpris, bien au contraire", a précisé M.
Kamitatu.
Cette décision du gouvernement de Bangui est intervenue deux mois après le coup d’état manqué du 28 mai d’une unité militaire rebelle au Président Ange-Félix Patasse de la RCA, au cours duquel les forces loyales à M. Patasse ont reçu l’appui militaire d’un contingent du MLC, et de soldats de la Libye. Interrogé sur la raison de la fermeture de la frontière, le porte-parole du ministère de l’intérieur de la RCA, Barthemy Ankouma, a indiqué au journal ‘Financial Times’ que " nous n’avions d’autre choix que de fermer la frontière.
Notre pays n’est pas sûr. Des armes arrivent de la RDC et rentrent à Bangui. Beaucoup de rebelles se cachent en [RDC] pour le moment".
Réagissant aux inquiétudes sur le fait que les mutins puissent chercher refuge parmi les réfugiés de la RCA en RDC, M. Kamitatu a affirmé à RFI que le MLC est "actuellement en consultation avec les autorités de la RCA qui ne veulent pas voir les mutins profiter de l’occasion d’un refuge à l’intérieur de la [RDC] ". Il a enfin ajouté que le MLC avait "d’excellentes relations " avec les autorités de la RCA.
This article was produced by IRIN News while it was part of the United Nations Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Please send queries on copyright or liability to the UN. For more information: https://shop.un.org/rights-permissions