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La sélection d’IRIN : jardinage dans une ville assiégée, scientologie et promesses d’aide

Displaced children in a a" child-friendly centre" run by UNICEF within one of the many camps set up after Nepal experienced a powerful earthquake on 25 April, 2015
Les victimes du séisme au Népal ont-elles besoin d’être guéries par la scientologie ? (Naresh Newar/IRIN )

Voici la liste des lectures recommandées par IRIN. Chaque semaine, notre réseau mondial de correspondants spécialisés partage sa sélection d’articles de recherche, d’interviews, de rapports, de billets de blogues et d’articles de fond à ne pas manquer pour rester au fait de l’actualité mondiale en matière de crises. Nous signalons également les conférences importantes à venir, les publications de livres et les débats sur les politiques.


À lire : notre Top 5

Local engagement with armed groups: in the midst of violence [Les contacts entre la population locale et les groupes armés : au coeur des violences]

« La politique internationale est ambigüe en ce qui concerne la nécessité d’engager ou non le dialogue avec les groupes armés non étatiques, mais tandis que les États se dérobent, les populations locales peuvent déjà être en contact avec eux », remarque cette publication de Conciliation Resources. Le document se base sur trois études de cas approfondies menées en Colombie, dans le nord de l’Ouganda et en Syrie dans le but d’analyser le rôle de la population locale dans le dialogue avec les acteurs armés. Il rappelle que « dans les zones de conflits, les populations locales ne sont pas simplement des acteurs passifs, mais peuvent amplement contribuer à la sécurité des habitants et à la construction de la paix ».

Scientologists are in Nepal trying to 'heal' trauma victims [Les scientologistes tentent de « guérir » les victimes de traumatismes au Népal]

Voici l’image du sauveur blanc portée à un tout autre niveau : intervenir en zone de catastrophe avec des pouvoirs de guérison surnaturels. Patrick Winn a réalisé un reportage pour GlobalPost sur les scientologistes qui se sont rendus au Népal après le séisme pour apporter une aide bien particulière. D’après M. Winn, le Manuel de scientologie stipule que « les accidents, les maladies et les infections bactériennes sont prédéterminés dans presque tous les cas par des dysfonctionnements spirituels » et les scientologistes peuvent guérir ces affections en traitant le « thétan » (esprit) de la personne. Lisez notre article sur un thème similaire : Psychologists stay home: Nepal doesn’t need you [Psychologues, restez chez vous, le Népal n’a pas besoin de vous]

A garden grows amid the daily dangers of a siege in Syria [Un jardin parmi les dangers quotidiens du siège syrien]

Voici un article inspirant sur Yarmouk, un quartier de Damas, la capitale syrienne, assiégée depuis plus de deux ans. Le quartier, qui était à l’origine un camp de réfugiés palestiniens, a reçu si peu de nourriture en raison du blocus que ceux qui y vivent toujours ont décidé de faire pousser leurs propres fruits et légumes sur des terrains abandonnés et sur les toits. Jardiner en zone de conflit n’est pas sans risques et des personnes ont été tuées alors qu’elles s’occupaient de leurs plates-bandes, mais la population est déterminée à faire ce qu’elle peut pour s’en sortir et ne pas se laisser aller au désespoir.

What do we know about the long-term legacy of aid programmes? [Que savons-nous de l’héritage à long terme des programmes humanitaires ?]

Ce blogue soulève quelques points intéressants sur les évaluations post-projets et les programmes de développement qui sont, par nature, à court terme. « Nous revenons rarement dix ans plus tard pour voir ce qui s’est passé après notre départ. Pourquoi cela ? » se demande Duncan Green, conseiller stratégique pour Oxfam GB. Selon lui, regarder en arrière et observer comment les populations ont réagi aux projets et se sont adaptées sur le long terme pourrait apporter des informations importantes pour les futurs programmes.

Coal giant exploited Ebola crisis for corporate gain, say health experts [Selon des spécialistes de la santé, un géant minier aurait exploité la crise d’Ebola pour en tirer des profits]

Méfiez-vous de l’effet de marque. The Guardian rapporte un scandale impliquant le géant minier Peabody. Cette multinationale basée aux États-Unis et exploitant des mines à travers le monde a tenté d’utiliser l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest pour promouvoir l’un de ses produits. « Le manque d’électricité réduit la capacité à combattre les crises comme Ebola », titrait une présentation PowerPoint de son directeur général Greg Boyce. Peabody n’admet pas avoir mal agi, mais l’incident soulève la question importante du rôle du secteur privé dans l’humanitaire et le développement.


À venir :

The Frontline Club and Monocle 24 present: Crisis in the Mediterranean [Le Frontline Club et Monocle 24 présentent : Crise en Méditerranée]

Jeudi 28 mai, 19 heures (BST), Londres

Débat d’experts présidé par Steve Bloomfield, directeur de Monocle et animateur de l’émission radiophonique The Foreign Desk de Monocle 24. Les intervenants de l’événement, auquel participera Maurice Wren, directeur général du Conseil britannique pour les réfugiés, analyseront les causes sous-jacentes qui poussent des milliers de personnes à risquer leur vie en traversant la Méditerranée par bateau et réfléchiront à ce que l’Europe doit faire pour éviter de nouvelles victimes en mer.


Une publication d’IRIN :

Which countries are failing to deliver Gaza aid? [Quels pays n’ont pas tenu leurs promesses d’aide à Gaza ?]

Les pays arabes aiment faire de grandes promesses de dons pour Gaza, mais IRIN a mis la main sur un rapport de la Banque mondiale montrant que l’aide réellement apportée est limitée. Selon les données de ce rapport, le Qatar n’a fourni que 10 pour cent du milliard de dollars promis et l’Arabie saoudite, la Turquie et le Koweït n’ont à eux trois versé que 50 millions de dollars sur les 900 millions engagés.

kr/lr - gd/amz 

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It was The New Humanitarian’s investigation with the Thomson Reuters Foundation that uncovered sexual abuse by aid workers during the Ebola response in the Democratic Republic of Congo and led the World Health Organization to launch an independent review and reform its practices.

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But this won’t be the last case of aid worker sex abuse. This also won’t be the last time the aid sector has to ask itself difficult questions about why justice for victims of sexual abuse and exploitation has been sorely lacking. 

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